samedi 3 décembre 2016

Une nouvelle page s'ouvre pour la librairie!


Cette fois ça y est, nous y sommes :


Parce qu'il n'y a pas d'âge pour rester connecté, nous avons décidé de fêter nos 92 ans ce mois-ci en entrant dans le monde merveilleux des réseaux sociaux !
Pour rester au plus proche et partager toujours plus avec vous, La Librairie Générale vient d'ouvrir sa page facebook et son compte twitter !
Que les fans du blog se rassurent, ils continueront à recevoir chaque samedi des nouvelles du blog que nous ne saurions délaisser car le blog est et restera l'identité même de ce que nous sommes : une librairie indépendante qui défend ses choix et ses idées.
Mais justement parce que nous sommes une librairie qui, en général, a beaucoup de choses à dire, facebook et twitter vont nous permettre de vous embarquer avec nous dans notre vie de libraire en partageant avec vous de façon plus spontanée ce que nous vivons tous les jours : photos de nos rencontres et événements, titres des livres que nous avons repérés, actualité littéraire dans son ensemble.... le champ des possibles est vaste et nous sommes heureux de pouvoir le construire avec vous : suivez-nous donc désormais sur la page facebook La Librairie Générale Arcachon et sur le compte twitter @LaLibGenerale
  


Nous en profitons pour remercier ici deux personnes qui chacune dans leur domaine nous ont beaucoup aidés :
  • Nora pour ses très jolis papillons, sapins, étoiles... en origami aux mille couleurs qui ornent notamment nos vitrines de Noël ! Si elles vous plaisent, vous pouvez en acquérir en allant la voir au salon de coiffure Thomas Becquet, à 2 magasins de la librairie !
  • Mr Roudoudou pour nous avoir fait entrer dans la twittosphère et pour ses très belles photos de la librairie et des rencontres que nous avons pu organiser jusqu'à présent!
    Vous pouvez aussi retrouver certains de ses clichés du Bassin au-dessus de nos étagères de livres. Pour vous en procurer, vous pouvez le contacter en lui envoyant un mail à roudoudou.cool@laposte.net et en découvrir plus sur son blog mrroudoudou.com !

L'archipel d'une autre vie d'Andreï MAKINE

L’archipel d’une autre vie d’Andreï MAKINE aux éditions du Seuil, 18 euros.

L’Archipel d’une autre vie nous propulse en Sibérie extrême-orientale, à Tougour, petite localité faisant face à l’archipel des Chantars. La notion de géographie est importante dans ce livre, Andreï Makine, né en Sibérie, s’applique à nous dépayser en nommant avec précision les fleuves, les îles et les villages car son histoire se niche principalement dans des lieux sans nom, le long d’une rivière affluente de l’Amour, l’Amgoun, dans la Taiga.

C’est d’ailleurs un géodésiste qui nous introduit dans cette contrée et nous instruit de sa petite histoire avant de nous rapporter celle, bien plus forte, d’un homme qu’il vit débarquer un jour par hélicoptère, un homme intrigant qu’il se décida à suivre jusque dans la forêt avant de se faire surprendre par celui-ci durant son sommeil. Cet homme, après avoir compris que le jeune géodésiste ne lui voulait aucun mal, lui conta les évènements auxquels il prit part en 1952, en tant que militaire, au moment où l’URSS préparait ses hommes à une mobilisation en Corée lorsque les Etats-Unis faisaient craindre un nouvel usage de la bombe atomique.

C’est dans ce contexte que le dénommé Gartsev commence donc son récit. Nous apprenons alors beaucoup sur l’état d’esprit des militaires de l’époque, sur l’autoritarisme guidé par une notion permanente de récompenses, de médailles et de promotions, sur le sentiment de supériorité de certains et sur celui de peur pour d’autres. Tout cela évolue soudainement lorsqu’une troupe, dont fait partie Gartsev, se met en chasse d’un évadé, échappé d’un camp de prisonniers. La traque se déroule dans cette même région de la Russie où des hommes bien armés vont en découdre avec un fugitif qui n’aura de cesse de les surprendre. 

L’archipel d’une autre vie fait irrémédiablement penser à l’atmosphère de Délivrance, le roman de James Dickey adapté au cinéma par John Boorman. La nature, omniprésente, servant de révélateur à chacun des protagonistes.  

A cet instant de ma jeunesse, le verbe « vivre » a changé de sens. Il exprimait désormais le destin de ceux qui avaient réussi à atteindre la mer des Chantars. Pour toutes les autres manières d’apparaître ici-bas, « exister » allait me suffire.


Walden ou la vie dans les bois d’Henry David Thoreau est tout autant une référence majeure à laquelle on peut spontanément penser et souligne à quel point Andreï Makine a réussi son roman qui repose sur un suspense épatant et une philosophie émouvante.               

Les réseaux sociaux, en bref et en toute sécurité

Les réseaux sociaux, comment ça marche ? Et toutes les questions que tu te poses pour rester connecté, par Emmanuel Trédez et Halfbob, aux éditions Fleurus, collection Petites et grandes questions, 8,90€

Les réseaux sociaux sont maintenant bien ancrés dans notre vie quotidienne, et ils attirent souvent de plus en plus de jeunes. On retrouve ainsi des enfants d'à peine treize ans devant des écrans, et sur des réseaux qu'ils connaissent.... très mal ! 
Pour les aider à comprendre les enjeux dont il est question et les dangers auxquels ils pourraient être confrontés, ce petit guide, très simple et largement illustré, saura leur expliquer ce qu'est un réseau social (bien avant de s'appeler Facebook), comment les utiliser, comment les paramétrer et leur rappeler quelques règles essentielles : non, tout ne doit pas être mis en ligne, nous n'avons pas le droit de publier tout et n'importe quoi, non tout le monde n'est pas un "ami"....
Sans se contenter de mentionner Facebook, ce livre aborde d'autres réseaux sociaux assez prisés, notamment YouTube, Instagram, Pinterest et, bien sûr, Snapchat (et oui, tous sont, par définition, des réseaux sociaux !). 

À lire seul ou en famille, ce documentaire apporte des clés aujourd'hui plus que nécessaires aux bonnes pratiques sur la toile.
Les réseaux sociaux, c'est bien, mais en toute sécurité et en connaissance de cause, c'est mieux !

samedi 26 novembre 2016

Le Grand Débat c'est en ce moment!

Pour ceux qui auraient manqué les rencontres d'hier soir avec Raphaël Glucksmann, Jean-François Kahn et Jérôme Sainte-Marie au théâtre de l'Olympia, qu'ils se rassurent, Le Grand Débat continue cet après midi à partir de 16h00!
Espionnage, espoir, tolérance, terrorisme et paix seront les thèmes abordés par Dalila Kerchouche, Roger-Pol Droit, François Heisbourg et Marek Halter.
N'hésitez pas à venir nombreux, l'entrée est libre et chaque débat est suivi d'un moment de dédicaces où vous pourrez échanger plus particulièrement avec les intervenants!




La succession de Jean-Paul DUBOIS

La succession de Jean-Paul DUBOIS aux éditions de l’Olivier, 19 euros.

L’oeuvre de Jean-Paul Dubois, à ce jour, ne s’est jamais révélée particulièrement optimiste, quel que soit le sujet traité. Cela ne veut pas dire que sa prose soit ennuyeuse, ni triste, enfin, pas tout le temps. 
Cette fois, La sucession aborde quelques questions que la plupart des vivants -que nous sommes- esquive volontiers. Comment finir ses jours, par exemple, est une préoccupation que Paul Katrakilis traitera dans les toutes dernières pages du livre bien que nous sentions venir ce problème de loin dès lors que l’annonce de la mort du père déboule depuis Toulouse vers Miami où Paul officie en tant que joueur de Cesta Punta professionnel. 

A ce moment-là, Paul a moins de trente ans, sa vie ressemble au voeu le plus cher qu’il avait formulé à la fin de son enfance lorsqu’il découvrit la pelote basque du côté d’Hendaye et de Saint-Jean de Luz. Il a adopté un mode de vie un brin marginal en pratiquant un sport que peu de gens connaissent voire comprennent. Dans une ville où quelques clichés suffisent à comprendre que l’on y vit plutôt bien et, à un âge où la part d’insouciance est encore considérable, l’annonce de cette mort du père va définitivement gripper cette vie mécanique (auto/bateau) et entamer la descente du piédestal où sa quête hédoniste l’avait mené. 

Mais Paul ne se présente pas pour autant comme un imbécile ni comme quelqu’un d'antipathique. Des signes bien précis d’homme de goût nous font apprécier cette vie de célibataire et rappellent au passage l’emprise journalistique, sur le roman, du style de Jean-Paul Dubois qui travailla longtemps pour le Nouvel Observateur. 

De retour à Toulouse où il vécut enfant, Paul Katrakilis découvre des pans inconnus de la vie de son père avant que celui-ci ne choisisse de se donner la mort du haut d’un immeuble de huit étages. Adrian Katrakilis était sans doute bien plus complexe que son fils mais nous allons nous sentir, malgré tout, suffisamment proches de ce dernier pour suivre sans ennui les quinze années qui vont suivre la mort de ce père si spécial. Ayant suivi des études de médecine, Paul peut reprendre, pour un temps, le cabinet paternel. 

La chronique familiale va donc se poursuivre et révéler les différentes destinées de la famille Katrakilis ainsi que celle des Galliani, le nom de jeune fille de la mère de Paul. S'ensuit une très belle immersion dans le Pays Basque lorsque Paul retourne sur les lieux où il fut recruté pour aller jouer en tant que professionnel en Floride. De ce fait, nous ferons plus ample connaissance avec Joey « Nervioso » Epifanio, son coéquipier de pelote basque et, plus tard, Paul nous contera l'histoire d’amour qu'il vécut avec Ingvild Lunde, une plantureuse norvégienne bien plus âgée que lui. D’autres personnages s’inscriront encore, à intervalles réguliers, dans la vie de Paul : Watson, le chien qu’il sauva de la noyade,  Spyridon, le grand père qui côtoya Staline, Zygbi, le chirurgien alcoolique, Lazlo Papp, le recruteur de pelote basque sosie de Joe Pesci, sans compter la Triumph Vitesse MK2 de 1969 et le dernier des quagga…


Le catalogue de Jean-Paul Dubois, nous le voyons, est bien plus vaste qu'il n'y parait. Il supplante heureusement le funeste destin qui se profile dans la vie de Paul comme si, raconter, pour la route, une dernière histoire, était, tout compte fait, toujours bon à prendre.

Art et faux-semblant

Le Cheval qui ne voulait plus être une œuvre d'Art, par Olivier Supiot, chez Delcourt, en coédition avec les Éditions du Louvre, 14,50€

Être une œuvre d'art, cela paraît formidable... Pourtant ce n'est pas l'avis de "la tête de cheval blanc" de Géricault. Lassé de rester sans bouger, d'être observé chaque jour par des centaines et des centaines de visiteurs, notre cheval blanc décide de s'échapper de son cadre. Le voilà parti dans les couloirs du Louvre, tentant de s'évader de ces murs. Sur le chemin, de multiples personnages de tableau tentent de le convaincre de revenir à sa place... sans succès ! Les quelques mots du Squelette de cheval (Eugène Delacroix) sauront-ils le convaincre de rester ?
"Tu es in-com-pa-ra-ble ! N'oublie jamais cela, tu es unique, tu es toi..."
A l'issue de cet album, en prime d'une visite culturelle parmi les grands noms de l'art, une belle leçon à retenir : chacun est unique, et rien ne sert de vouloir être ce que nous ne sommes pas, ou qui nous ne sommes pas... 

Dans une ambiance de "Nuit au musée", venez découvrir quelques unes des nombreuses galeries du Louvre, et suivez le galop effréné d'une œuvre d'art souhaitant devenir un véritable cheval.

samedi 19 novembre 2016

Repose toi sur moi de Serge JONCOUR

Repose-toi sur moi de Serge JONCOUR aux éditions Flammarion, 21 euros.

Serge Joncour vient de recevoir le prix Interallié pour Repose-toi sur moi. Cette incitation réconfortante survient précisément à la page 396 (le livre en fait 427). C’est une femme, Aurore, qui la prononce alors que l’on aurait aisément pensé que celui qui, entre temps, deviendra son amant, Ludovic, serait l’homme de la situation, celui sur lequel il eût été bon de se reposer au regard de sa corpulente masse physique qui nous est régulièrement décrite. Mais non, à ce moment-là du roman, Ludovic est, à juste titre, très éprouvé. 

Repose-toi sur moi est aussi, d’une certaine manière, un beau livre sur l’adultère qui s’affirme au fil d’un temps maltraité par une quête incessante d’argent. En effet, Ludovic, revenons-y, a pour métier de négocier avec les mauvais payeurs, on appelle ça un recouvreur de dettes. 
Aurore, de son côté, commence d’en avoir de sérieuses, des dettes. Mais pour l’heure, Ludovic, pour elle, est un voisin taciturne avec qui  elle entretient un rapport plutôt suspect à propos de deux corbeaux qui ont délogé un couple de tourterelles dans la cour de leur immeuble parisien.
  
Aurore, venons-y, s’est faite, quant à elle, une belle place dans  la mode où elle est parvenue a créer sa propre marque sauf que son associé, elle en est persuadée, la trahit chaque jour un peu plus. En prime, avec son américain de mari cela ne va pas fort : indifférence, froideur et égoïsme se sont introduit dans leur ménage et s’ajoutent donc à la malhonnêteté professionnelle qu’Aurore endure dans une pesante solitude.  

Ludovic, qui a perdu sa femme trois ans auparavant, est un parisien contrarié qui brave métro et banlieue en solitaire endurci, éloigné de son Sud-ouest natal où il fut agriculteur et rugbyman avant que la maladie ne lui enlève sa moitié.


De ces deux-là, Serge Joncour décline les sentiments d’une manière plutôt neuve et offre à ses lecteurs un couple fragile pris dans une spirale qui, si elle ne se classe pas dans la catégorie des thrillers, enclenche des tourments que l’auteur aborde avec un sens aigu du suspense. 
Que de bons polars romantiques soient en verve, voilà une bonne nouvelle pour le roman.

L'histoire en chantant

Drôles de Comptines pour les Exploranimaux, par Olivier Daumas, aux éditions Bilboquet, 14,50€

Faire de l'histoire en s'amusant, voire même en chantonnant ? Pari relevé ! 
Outre des dessins animaliers particulièrement amusants (qui aurait pensé voir un toucan aviateur ou un crocodile cosmonaute ?), cet album présente les grands explorateurs sous un nouvel angle. Après une brève présentation du ou des évènement(s) majeur(s) de leur vie, la découverte qui les a propulsés sur le devant de la scène, une comptine leur est associée. 
Ainsi, sur l'air de "La Souris Verte" se dévoilera Paul-Emile Victor, sur celui de "À la Claire Fontaine" nous rencontrerons Christophe Colomb, et c'est évidemment avec "Maman les p'tits bateaux" que Cousteau nous parlera des fonds marins. Que le lecteur (jeune ou moins jeune) révise ses classiques : une lecture en rythme et à voix haute s'impose !

L'histoire, les grandes découvertes... Ah c'est crocrocros, c'est crocrocros, c'est crocro-bien !

Le Grand Débat à Arcachon



Le programme en version papier est bien sûr disponible à la librairie!

Rencontre avec Sabine Menet à Gujan-Mestras

Date de l'événement : 
Vendredi 25 novembre 2016
Horaires : 
A 18h30 et 21h
Lieu : 
Médiathèque Michel Bézian et Cinéma Gérard Philipe

Avec Sabine Menet auteur du livre Née sous X.

  • 18h30 : Rencontre dédicaces de son livre à la Médiathèque Michel Bézian.
    Gratuit
  • 21h : Projection du film "La brindille" au cinéma Gérard Philipe dans le cadre du Rendez-vous du Cinéphile.
    Tarif : 4€


A l’issue de la projection, rencontre-discussion et vente-dédicace de son livre par Sabine Menet.
En collaboration avec la Librairie Générale.