samedi 16 septembre 2017

Un loup pour l'homme de Brigitte GIRAUD

Un loup pour l’homme de Brigitte GIRAUD aux éditions Flammarion, 19 euros.


Pour obtenir la signification littérale du dernier roman de Brigitte Giraud, il faut atteindre la page 185 et lire  le récit d’Oscar, ce jeune homme d’origine italienne qu’Antoine couve depuis son arrivée à l’hôpital d’Oran. 
Or, c'est l’histoire d’Antoine que Brigitte Giraud a entrepris de nous raconter, un jeune homme, appelé en 1960 pour le service militaire qu’il effectue en Algérie en tant qu’infirmier. 

Nous suivons donc Antoine depuis son embarquement à Marseille jusqu’à ses premières interventions auprès des blessés d’une guerre qui ne veut pas dire pas son nom. Antoine lui-même ignore à peu près tout de ce qui se trame en Algérie et le lecteur navigue avec lui dans cet à-peu-près où l’on maintient l’ordre, sécurise et protège on ne sait trop qui d'on ne sait trop quoi. 

Antoine a d’ailleurs un souci majeur qui ne concerne en rien ces « évènements » algériens. Il va effectivement devenir papa. Sa fiancée Lila n’a pas supporté d’attendre seule à Lyon leur bébé. Elle a soudainement débarqué à son tour en Algérie et le jeune couple se retrouve le soir dans un appartement que leur a alloué exceptionnellement l'armée. Mais Antoine qui se rend chaque jour à l'hôpital se préoccupe du cas d'Oscar, un patient très à part, réfugié dans un mutisme qui le préserve d'un rapatriement dont il n'a que faire car le piège dont il a réchappé lors d'une mission malheureuse lui a coûté l'amputation d'une jambe.

Brigitte Giraud instaure dans ce roman magistral un vécu rarement lu de ces appelés d’Algérie qui, comme Antoine mais aussi Martin, son ami cuisinier, ont regardé « impuissants, la disparition de leur jeunesse, sans savoir encore qu’ils ne pourront pas raconter. Les mois qu’ils viennent de vivre seront comme un secret, une expérience embarrassante qu’ils tairont instinctivement ».


Seul Oscar, dont le récit  dure un peu plus de dix pages, aura parlé de ce qu'il a vraiment vu et perdu. Il paiera très cher le tribut de son désarroi de jeune appelé de la guerre d'Algérie.

Dur dur d'être un cambrioleur...

Arsène Lagriffe ; Hors-la-loi, par Jennifer Gray, aux éditions Pocket Jeunesse, 6,60€

Arsène Mitaine Escogrif Lagriffe, de son nom complet, est un chat des rues vivant de délits divers. Sa spécialité ? Les cambriolages. C'est pourquoi, un beau matin, des pies lui proposent une mission : voler pour elles les bijoux de Littleton-sur-Mer. Lui, Arsène, si discret, si agile et si compétent, est le cambrioleur idéal !
Les vols commencent, sans encombres (ou presque), jusqu'à ce que les pies dévoilent leur véritable projet : ce ne sont pas les bijoux des habitants qui les intéressent, mais les bijoux, très rares et très chers, qui vont être présentés au château de Littleton-sur-Mer, et, surtout le diadème de Lady Toffly...

Seulement, Arsène est en proie aux doutes. Accueilli à bras ouverts par l'inspecteur Cheddar et ses deux enfants, le voilà assailli de remords : est-il vraiment fait pour les cambriolages ? Les enfants sont si doux, si gentils avec lui, et il est si agréable d'avoir une famille qui s'inquiète pour lui, qui le câline...  

Arsène est un cambrioleur attachant, et sensible, un matou qu'il est agréable de suivre dans ses aventures... aventures qui se poursuivent dans le tome 2 : Arsène Lagriffe règle ses comptes (et d'autres encore qui seront à paraître pour novembre !).

A fond le slip !

A fond le slip ! Titeuf Tome 15 de ZEP aux éditions Glénat, 10,50 euros.

La rentrée pour les Kids coïncide depuis longtemps maintenant (2000 ?!?) à un opus de Titeuf.
Avec l'avantage de ne pas vieillir d'un pouce, cet obsédé (mais pas trop) du slip, multiplie les déboires et parfois les victoires sur une époque où tous ses congénères se révèlent souvent très obtus.
La cour de récré, les parents, la crise, les terroristes, le nucléaire, les amours se mêlent tambour battant au fil des sketches sans que l'on sache si Titeuf a évolué ou pas depuis tout ce temps. Il faudrait une étude approfondie pour le savoir mais, une chose est sûre, le monde autour de Titeuf a inévitablement changé. Son créateur en profite allègrement et nous offre une variation habile sur les préoccupations de notre époque.
Zep et Titeuf forment une équipe bien rodée, un vieux couple en soi qui ne surprend plus vraiment mais que l'on est toujours curieux et voire même heureux de retrouver... à la rentrée.



Agendas !


Agendas !
Ce pourrait être un cri de guerre ou de ralliement
et beaucoup se tiennent à l'affût dans l'attente de cette annonce automnale ou presque qui enfin permet de se projeter sur 2018...

Agendas mais aussi calendriers, éphémérides sont arrivés. Une photo nous est parue nécessaire pour vous en fournir une preuve.

samedi 9 septembre 2017

Nos richesses de Kaouther ADIMI

Nos richesses de Kaouther ADIMI aux éditions du Seuil, 17 euros.

 En 1935, Edmond Charlot ouvrit à Alger une librairie nommée Les vraies richesses. Il demanda l’autorisation d’utiliser ce titre  à Jean Giono qui lui répondit positivement. 
Nos richesses est un hommage à Edmond Charlot et reprend de vibrants passages des carnets que celui-ci rédigea jusqu’aux terribles années de la guerre d’indépendance algérienne. 
Kaouther Adimi invente par ailleurs un autre personnage nommé Ryad qui arrive de nos jours à Alger, pour la première fois. Il est chargé de transformer la vieille librairie d’Edmond Charlot, de la délester des quelques livres restants puisque le lieu est voué à vendre désormais des beignets.

Edmond Charlot a lutté pour que son lieu réunisse à la fois de fervents lecteurs de littérature et des écrivains qu’il aida à se faire publier ou qu’il publia lui-même. Albert Camus, bien sûr, Jean Grenier, Jean Senac, Jean Amrouche, André Gide, Antoine de Saint-Exupéry, Jules Roy, Frédéric Jacques Temple, Armand Guibert, Max Pol Fouchet ont tous foulé le sol des Vraies richesses. Le succès aidant, Edmond Charlot se résolut à ouvrir une librairie à Paris et propulses les éditions Charlot aux côtés des Grasset, Julliard et Gallimard.
  
En marge des carnets d’Edmond Charlot, Kaouther Adimi délivre les moments cruciaux du grand écart effectué par son héros entre la France et l’Algérie. C’est aussi et surtout la triste chronique du désamour croissant entre les deux pays. Le style d’Adimi se déleste alors de tout effet de style, seuls quelques mots suffisent à dénoncer l’horreur. 
Ryad, des années plus tard, ne se soucie absolument pas de ce qui a pu se produire ces années-là. D’ailleurs il ne lit pas. L’objet essentiel de sa préoccupation se nomme Claire, son amoureuse restée à Paris. Peu à peu, cependant, son indifférence aux livres et à la librairie cède au contact des voisins qui l’accueillent chaleureusement bien avertis de la mission qui l’amène.

Cet aspect du roman procure un bel équilibre aux années Charlot. L’Alger d’aujourd’hui, en pénurie constante, froide et pluvieuse, répond aux images du passé. Il y a une mémoire à Alger qui demeure insaisissable. Un match de foot, bien qu’amical, entre la France et l’Algérie soulève un émoi considérable à Alger. « Ça va chauffer » prévient-on. 

En 1961, la librairie parisienne d’Edmond Charlot fut plastiquée par l’OAS. Suite à quoi Edmond Charlot prévint ceux qui ne connaissaient point Paris : « Attention, les français sont durs ». 

Les livres, ces magiciens !

La Montagne de livres, Rocio Bonilla, aux éditions Père Fouettard, 13€

Lucas aime rêver, et son plus grand souhait serait de pouvoir voler, d'arpenter cette immensité bleue qu'est le ciel. Il a tout essayé :  se construire des ailes avec de vraies plumes, écrire au Père Noël.. Mais rien n'y fait, il reste bel et bien sur la terre ferme.

Pourtant, le jour de ses sept ans, sa maman lui offre un cadeau très particulier : un livre ! Avec lui, Lucas pour trouver "d'autres façons de s'envoler", lui dit-on. L'enfant essaye... et se retrouve emporté par les mots. De voyages en voyages, il découvre les multiples trésors que contiennent ces petits objets de papier. Y prenant goût, il commence à construire une pile de livre sur laquelle il s'assoit, et emporté par les mots, il ne peut s'arrêter de lire ! La pile monte, monte, monte... Jusqu'au ciel ! Lucas pourra-t-il, un jour, redescendre de sa montagne de livres pour nous raconter toutes ces belles aventures ?

Grâce aux illustrations, le lecteur voyage tour à tour dans l'imagination du garçon, tantôt aux côté de Moby Dick, du Petit Prince ou de Mowgli. Un très bel album qui démontre le pouvoir de la lecture sur l'imaginaire.
 
Et si les livres n'ont pas uniquement ce pouvoir : une certaine jeune fille va quand à elle succomber au pouvoir des mots... 


Cette enfant attend, inexorablement, impatiemment... elle attend celui qui saura faire chavirer son cœur. 
Mais saura-t-il réellement la combler ? 
S'entendront-ils à merveille comme elle rêve tant ?
Va-t-il plaire à ses parents, va-t-il la faire rire et être tendre avec elle ? 
Tant de questions qui se bousculent dans sa tête. Mais est-ce vraiment son beau prince charmant qu'elle attend avec autant d'impatience ? Il fera peut-être parti de l'histoire, mais c'est vers l'objet livre en lui-même que se porte son immense amour ! 


Je l'attends, je l'attends..., par Pef, aux éditions Rue du Monde, 16€

Afterz de Charles BERBERIAN

 Afterz (après tout la vie est plus belle avec toi) de Charles Berberian aux éditions Fluide Glacial, 17,90 euros.

« Deux amies presque inséparables, un chat qui dort, des clubbers en grappes et des âmes solitaires, un garçon flanqué d’un chien qui n’est pas le sien… 

Ils se cherchent, se frottent, se séparent et parfois se retrouvent.

Leurs afters sont plus réussies que leurs nuits. Ou pas.»

Voilà l’indication sibylline mise au dos de cet album, par l’auteur sans doute qui nous invite de ce pas à pénétrer ce monde ultra codé de la nuit, de la hype, de tout ce que le commun des mortels est, à quelques exceptions près, à dix mille lieux de vivre. 
Hormis l’été car cette communauté parisienne à 99,99% s’éparpille le temps de quelques semaines et nous pouvons en voir des spécimens coupés de leur base située dans des arrondissements bien précis.

Ils incarnent une forme d'exotisme que Charles Berberian, à la lueur de spots colorés façon discothèque, étudie comme une philosophie où le néant est un repère, où les paroles sont aux antipodes des actes, où tout semble liquide, aquatique, autocentré bien sûr et révélateur d’un mal être post attentat 2015 (qui ne dit jamais son nom). 

Ces vignettes contemporaines qui serviront aux générations futures (s’il y en a), apportent des éléments sur l’état psychique d’une certaine jeunesse pour moitié dorée et pour l’autre traumatisée. Elle continue cependant, en toute éventualité, à chercher l’amour, la séduction et le plaisir. 

Charles Berberian appuie en douceur sur les contradictions évidentes et donc drôles de ces vies « hors-sol » que jugent à intervalles réguliers des animaux de compagnie, chiens ou chats, qui ont définitivement pris les mêmes tics que leur maître.
A l’heure où ces jeunes gens ont regagné leur territoire, Charles Berberian nous en laisse un souvenir aussi agaçant qu’émouvant, conciliant l’inconciliable, etc.



Journées du Patrimoine


JOURNÉES DU PATRIMOINE 2017

Ces journées du patrimoine sont l'occasion cette année d'honorer
 les 160 ans de la naissance d'Arcachon 

Pour ce faire, venez plonger au cœur de ces temps anciens 
avec Christel Haffner Lance, 
historienne de l'art 
commissaire de l'exposition "Jules Caron"
qui a actuellement lieu à l'Hôtel Ville d'Hiver jusqu'à fin septembre !

Plusieurs évènements vous seront alors proposés:

- Tout d'abord à la Mairie d'Arcachon (accès libre):
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 11h00
Christel Haffner Lance vous présentera
ADALBERT DEGANNE (1817- 1886) fondateur d'Arcachon et amateur d'art
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 14h30
Michel Boyé, historien, président honoraire de la Société Historique d'Arcachon
et Christel Haffner Lance
animeront une discussion sur
LA NAISSANCE D'ARCACHON : LA DÉCENNIE 1850

- Puis, à l'Hôtel Ville d'Hiver (20 avenue Victor Hugo, accès libre):
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 16h30 et à 18h00
  • DIMANCHE 17 SEPTEMBRE à 14h30 et à 16h00
Christel Haffner Lance sera votre guide et commentera les œuvres exposées
de JULES CARON (1806- 1881)
peintre au temps de la naissance d'Arcachon

Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à vous adresser à la librairie!

 ( MrRoudoudou.com )

samedi 2 septembre 2017

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc DUGAIN

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc DUGAIN aux éditions Gallimard.

Beaucoup de choses se cachent dans ce livre, beaucoup de gens aussi. Lorsqu’on ouvre les premières pages de Ils vont tuer Robert Kennedy, le thriller l’emporte, la narration est fiévreuse, l’assassinat de JFK est reproduit dans ses moindres détails et les phrases fusent comme des balles.
Cette reconstitution d’un des crimes les plus retentissants de l’humanité est écrite en contrepoint d’une recherche plus posée qui s’ouvre dans la région de Vancouver où évolue un certain Mark O’Dugain, chercheur universitaire spécialiste de l’histoire contemporaine américaine et plus précisément de l’affaire Kennedy. 

Marc Dugain déplace alors peu à peu son propos. Jack Kennedy fait place à son frère Bobby qui fut aussi son ministre de la justice. 
Mark O’Dugain, quant à lui, tend à démontrer que la fusillade du 22 novembre 1963 fut un complot engendré par la mafia mais aussi par le FBI. En parallèle, le voile posé depuis 1968 sur la mort de ses parents, attribuée à un suicide, se déchire.

Le récit prend dès lors son rythme de croisière, la vie de Robert Kennedy et celle du père de Mark O’Dugain se chevauchent. Eloignées en apparence elles finissent par se toucher en ce jour de 1968 qui vit le deuxième meurtre d’un Kennedy au moment où une accession nouvelle à la présidence des Etats-Unis se présentait.
On ne peut décemment résumer la somme des faits plutôt obscurs qui parsèment ce roman. Quelques ressassements s’avèrent même indispensables au bon suivi des événements. Marc Dugain joue allègrement de son grand intérêt pour la politique américaine pour laquelle il semble fasciné avec néanmoins une forme de répulsion comme un témoin d’accident s’approche puis recule puis revient encore sur le lieu où s’est produit le drame.

Il n’empêche que la force intrinsèque de ce livre se situe là où la puissance analytique de Marc Dugain agit. Elle nous séduit d’autant plus que la grande décennie que furent les années soixante contient bon nombre de personnalités qui impriment aujourd’hui encore durablement notre imaginaire. Nous avons aussi bien pu les rencontrer dans des livres ou au cinéma voire à la télévision quand celle-ci dans sa volonté de présenter une description de la réalité prend irrémédiablement le dessus et devient terrible voire terrifiante.

Au final, Mark O’Dugain va être emporté par la déferlante retranscrite par Marc Dugain. La réalité se révélant donc bien plus forte que la fiction, le roman perd la partie. 


Un monde un peu meilleur


Un monde un peu meilleur de Lewis TRONDHEIM aux éditions L’association, 13 euros


Pas vraiment facile de le rendre meilleur ce monde, n’est-ce pas monsieur Lapinot ? 
Tout avait commencé avec les meilleures intentions mais une absurde altercation avec un conducteur ayant embouti une voiture en stationnement a tout fait dégénérer. 
Richard, un ami que l'on doit toujours surveiller comme le feu, a saisi l’occasion de jouer au justicier et, se faisant passer pour le propriétaire du véhicule à la tôle froissée, s'est fait rosser par l'emboutisseur. 
Lapinot pourtant dégage une aura positive, Gaspard le lui a assuré. Ce nouvel ami rencontré fortuitement lors de l'épisode du véhicule, est doté d'un pouvoir qui démasque les menteurs. Il s'en est rendu compte après avoir testé différents produits pour l'industrie pharmaceutique qu'il aurait cupidement mélangés...
Lapinot, lui, en dépit de sa gentillesse, échoue à instaurer son rêve d’harmonie dans cette société où l’aura dominante est archi-négative. 
Certes, ce monde meilleur auquel Lapinot aspire est résolument citadin, connecté à outrance, on s’y dit des vérités cinglantes à la vitesse d'un tweet peut-être au détriment des sentiments véritables.
Mais lorsque Lapinot  demande à Nadia s’il reste le moindre espoir de reprendre une liaison ensemble, la réponse est tranchante. Gaspard enfonce le clou en certifiant que Nadia ne ment pas. 
Ces cruautés de la vie croquées par Lewis Trondheim qui aime dessiner ses personnages en animaux familiers sont relativisées grâce à un humour calibré pour une génération dopée aux nouvelles technologies. 
A la fin de cette démonstration somme toute malheureuse mais instructive pour tous ceux qui voudraient réparer le monde, Lewis Trondheim récupère Lapinot à l'orée d'une relation amoureuse assez prometteuse. 
Lorsque celui-ci déclare à sa nouvelle fiancée qu’il est de la vieille école, nous sommes plutôt rassurés.





Will et Isabelle la petite machine

Will et Isabelle la petite machine de Camille Raveau, éditions Qilinn, 12.95 euros

Voici le premier album de Camille Raveau, auteur et illustratrice au talent prometteur!
Au cœur du XIXème siècle dans l'Angleterre victorienne, Will, petit robot pourvu d'intelligence et d'émotions, vit au milieu des humains; il est même très doué pour lui-même réparer leur corps. Tout le monde l'apprécie d'ailleurs beaucoup jusqu'au jour où Philéas, grand robot plus moderne, hypnotise tous les habitants de la ville par ses belles innovations et prend même un malin plaisir à voir Will devenir alors de plus en plus délaissé. Pourquoi Philéas lui en veut-il autant? Will n'en a aucune idée. Mais peut-être qu'avec sa nouvelle amie Isabelle, jeune orpheline dont l'histoire est aussi liée à Philéas, notre petit robot résoudra ce mystère et retrouvera une vie pleine de gaieté et de légèreté?

Une histoire d'aventure à la Jules Verne
 qui ravira autant les petites filles que les petits garçons
 qui seront à coup sûr emportés par les très belles illustrations de cet album!

Bonne rentrée!

BONNE RENTREE A TOUS LES ELEVES!


En ce dernier week-end de vacances avec la grande rentrée, 
voici à nouveau une petite sélection de nos coups de cœur en la matière!



Abécédaire de Pascale Estellon, éditions Les Grandes Personnes
"Ceci est un abécédaire, de A comme ananas à Z comme zèbre, en passant par le D de domino et le S de la sardine. C'est aussi un imagier graphique et poétique avec des volets à soulever pour découvrir l'intérieur de l'orange ou qui se cache sous le chapeau du magicien. Ceci est enfin un livre accordéon à mettre en scène pour jouer à reconnaître les 26 lettres de l'alphabet. Un livre-jeu, un livre sculpture qui se déploie sur plus de 5 mètres, et que l'enfant s'approprie en le dépliant, en jouant et en découvrant des images cachées sous les volets."


La classe de maître Léon d'Armelle Modéré, éditions Sarbacane
"Pour Zéline, cette rentrée des classes est très particulière. Asthmatique, elle est confiée à ses grands-parents qui vivent à la campagne. La jeune citadine découvre la vie champêtre, la classe unique où petits et grands se mélangent sous la bienveillante surveillance de maître Léon. Zéline est une petite fille pétillante et curieuse, qui a la particularité de tenir un journal dessiné. C'est dans ces pages qu'elle croque son quotidien à l'école de la Garenne, mais aussi ses découvertes de la faune et de la flore locale... Elle saisit à son rythme, avec ses mots, les détails savoureux et souvent invisibles que seuls voient ceux qui prennent le temps de vivre."

 Les chemins de l'école, San -Birmanie-, éditions Nathan
"Je m'appelle San et j'ai dix ans. J'habite en Birmanie, à Bagan. Tous les matins, je me lève à cinq heures et prends la route avec mon frère Waï, mon amie Myo et son petit frère Aung. Nous marchons cinq kilomètres dans la campagne et traversons un fleuve pour aller jusqu'aux temples de Bagan. Là nous passons deux heures à vendre nos dessins aux touristes, pour gagner un peu d'argent pour ma famille. Ensuite nous enfilons nos tenues d'écolier, marchons encore quatre kilomètres, montons sur un char à buffle, prenons un bus pour rejoindre enfin... notre école !"


Les quatre saisons d'en sortant de l'école, éditions Thierry Magnier
"La poésie à hauteur d'enfants ? C'est le défi relevé par ce livre et ces 2 DVD qui mettent en scène 52 poèmes et les 52 interprétations graphiques qu'en ont faites de jeunes réalisateurs de cinéma d'animation. Valses des mots, valses des images, qu'elles soient fixes ou animées, bienvenue dans cet incroyable voyage en poésie buissonnière!" Un extrait ici: https://vimeo.com/224905254

samedi 26 août 2017

Les vacances de Julie WOLKENSTEIN

Les Vacances de Julie Wolkenstein aux éditions P.O.L, 18,90 euros.

De quel plus beau titre pouvait se targuer la rentrée littéraire 2017 ? Julie Wolkenstein remporte donc la palme sans perdre pour autant la pertinence de son sujet. Certes, elle aurait pu retenir Les petites filles modèles ou encore Les malheurs de Sophie mais l’on aurait su trop vite d’où l’inspiration lui est venue.

La comtesse de Ségur, donc, est, avec Eric Rohmer, l’ombre tutélaire des Vacances. Sophie en est (légitimement) le personnage principal. Universitaire à un an de la retraite, divorcée, Sophie est attachée à une maison que l’on est sûr d’avoir déjà rencontrée dans le roman Adèle et moi, œuvre précédente de l’auteur. 
Dans une certaine mesure, Les vacances sont aussi une carte postale de la Normandie comme pouvait l’être Adèle et moi sur un ton toujours plaisant que Julie Wolkenstein manie non sans humour.  

Spécialiste de la Comtesse de Ségur, Sophie est invitée par l’université de Berkeley California à plancher sur une adaptation des Petites filles modèles d’Eric Rohmer, un film (son premier) jamais sorti en salle. 
Elle s’installe à l’Imec (Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine) situé non loin de Caen à l’Abbaye d’Ardenne où l’on archive la fine fleur de l’édition française.  
C’est ici qu’elle va (réellement) rencontrer Paul (autre prénom cher à la Comtesse), un jeune cinéphile à la recherche de films invisibles comme celui d’Eric Rohmer. 

Commence alors une enquête commune sur les mystères de ce film introuvable. Julie Wolkenstein instaure un double point de vue narratif qui implique tour à tour ses deux personnages dans une recherche aux allures policières et aventurières. Mais Sophie et Paul ont aussi des aléas sentimentaux et, tout fins limiers qu’ils sont, ils cachent quelques affaires de cœur qui les rendent moins faciles à cerner qu’il n’y parait. Rohmeriennes ou séguriennesLes vacances dégagent une bonne humeur intelligente et touchante avec en arrière fond une bande-son estampillée Radio Nostalgie qui en ravira plus d’un.

Chers papas, c'est à vous !

L'heure des papapis, par Lenia Major et Fabien Öckto Lambert, aux éditions Circonflexe, 13€

Un beau jour, Mme Tamtam, la maîtresse, a une idée plutôt originale : demain soir, elle ne veut aucune maman devant le portail... Ce seront les papas qui devront venir chercher leurs petits cœurs  !
Mais Monsieur Lion n'est pas d'accord (c'est l'heure de sa sieste !), Monsieur Kangourou n'a pas de poche pour transporter sa fille (évidemment !), Monsieur Pigeon ne connaît pas le chemin de l'école, Monsieur Crocodile ne peut tout simplement pas s'occuper des enfants (c'est "un gangster, un féroce" lui !)... 
Bref, l'idée n'enchante personne, pas plus que messieurs Zébu et Suricate. Pourtant, mesdames ont toujours un solution pour les pousser vers les portes de l'école, tantôt grâce à  divers objets (réveil, sac, boussole...), tantôt à grands renforts de menaces (il serait dommage que Monsieur Crocodile finisse en sac !).
Alors, nos chers papas seront-il à l'heure devant le portail ? 

Entre humour et dérision, cette histoire ravira les jeunes écoliers, et pourrait bien attendrir les papas... peut-être au point de leur donner envie d'organiser, chaque jeudi, l'heure des papapis ?


Pour vous aider à aborder le thème de la rentrée scolaire, pensez à jeter un œil à notre vitrine



Vous y trouverez une multitude de livres parmi lesquels nos autres coups de coeur:

NULtiplications de Stephanie Blake, Ecole des Loisirs
"Ce matin, tout le monde a eu 10/10 à l'interrogation sur les tables de multiplication. Tous sauf Simon. Il a dit : 3 x 2 = 4, les autres ont explosé de rire et l'affreux Ferdinand l'a traité de nul. Vexation + colère = Simon est très malheureux. Heureusement, grâce à un conseil de sa maman et à une idée géniale surgie au cœur de la nuit, Simon trouve un truc pour retenir, mais surtout pour comprendre e qu'est une table, au juste. Et il va en profiter pour battre Ferdinand aux billes !"



 Petit cartable, grande journée de Géraldine Collet et Kerascoët, Albin Michel Jeunesse
"Cet album égraine, avec tendresse, humour et finesse, les moments forts, heureux ou plus difficiles, d'une journée d'école. Le texte joue sur l'alternance simple, mélodieuse et expressive, des adjectifs PETIT et GRAND. Les illustrations, à la fois délicates et joyeusement décalées, nous plongent au cœur de l'imaginaire d'un enfant, qui sait transformer les toboggans en escargots géants, les baignoires en océans, et les journées d'école en véritables aventures..."


Ma dernière chance s'appelle Billy D. de Erin Lange, Ecole des Loisirs 
"Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. À la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Jusqu'à présent, ses bons résultats au lycée lui ont évité les plus gros ennuis. Seulement, il n'a plus droit à l'erreur : encore une bagarre et ce sera l'exclusion. Mais la violence, Dane ne parvient pas à la contrôler. Sa dernière chance s'appelle Billy D., un garçon qui vient de s'installer à côté de chez lui avec sa mère.Billy D. est trisomique, il n'a pas les moyens de se défendre, et certains en profitent. Si Dane acceptait d'être son ambassadeur au lycée, cela pourrait lui offrir le salut. Billy D. a une autre mission pour Dane : il voudrait qu'il l'aide à retrouver son père. Leur seul indice : un atlas des États-Unis, et des énigmes à toutes les pages ou presque."

samedi 19 août 2017

Souvenirs de la marée basse

 Souvenirs de la marée basse de Chantal THOMAS aux éditions du Seuil

Si Chantal Thomas n’est pas véritablement née à  Arcachon, les années cruciales de son enfance s’y sont déroulées quelque part entre la jetée d’Eyrac et la la pointe de l’Aiguillon. 

Arcachon fut pour elle et pour sa mère l’endroit où l’on pouvait nager disons, d’avril à octobre. Si cette dernière, depuis son enfance, se devait de faire ses longueurs sans quoi une journée n’était pas réussie, Chantal, elle, affronta depuis le rivage la puissance maritime. 
Moultes révélations se sont produites dans cet espace nommé plage où les rencontres apparaissent et disparaissent dans un va-et-vient propre aux stations balnéaires et dont le jeune âge s'accommode puisque les vacances, elles, demeurent. 

La famille Thomas s’installa donc dans cette ville idéale pour une mère adepte du crawl. Son mari, un lyonnais taciturne qui ne brigua aucune distinction après ses exploits dans la résistance vécut avec flegme ces années arcachonnaises avant qu'il ne meure soudainement. Sa veuve aussitôt déclara  qu’il lui fallait vivre ailleurs, sur d’autres rivages, en Méditerranée. 

Cependant Arcachon, dans la mémoire de Chantal Thomas est la ville de la plage, du mouvement de la mer qui d’un jour sur l’autre, pour qui sait l’observer, chaque jour se renouvelle. 



Ce profond travail effectué par cet écrivain si attentive au XVIIIe siècle qu’elle a considérablement étudié, ravive des souvenirs intacts qui vont de la mère à la mer, d’une aptitude à mesurer le temps et à le différencier du passé. Joueuse et vagabonde Chantal Thomas retrouve son enfance de liberté sur le sable.  

Embarquement imminent !

Vingt cœurs, par Fanny Joly et Christine Davenier, aux éditions Clochettes, 13€

Quand Noé est amoureux, il a l'esprit voyageur, et pour rejoindre sa belle Esther, il décide de franchir la rivière. Pot'Col, son fidèle chat, veut se joindre au voyage, mais quand arrive un chien frisé à l'âme vagabonde, le félin refuse de l'intégrer à l'équipe ! Pourtant Noé n'est pas de cet avis et rabroue son compagnon. Jeune homme, chat et chien partent donc en mer... mais c'était sans compter l'arrivée de nouveaux passagers : se succèdent ainsi un veau et un cochon, puis une chèvre et un mouton amoureux à qui l'on refuse le mariage, une famille lapin chassée de son terrier par des ragondins et un coq fuyant la casserole !
Chaque nouvel arrivant est plutôt réticent à l'arrivée des animaux suivants, pourtant Noé, ayant un grand cœur, les accepte tous.
Le périple en mer commence, mais l'eau est loin d'être calme, et voilà qu'elle engloutit une rame ! L'embarcation n'arrivera jamais à bon port dans ces conditions... sauf, peut-être, si les divers passagers acceptent d'unir leur force pour aller chercher de l'aide...

Un bel album sur la tolérance, le partage et l'entraide
 où l'arche de Noé reprend vie... pour apaiser les cœurs amoureux !

Andreï Kourkov

(photo ©MrRoudoudou.com)

Andreï Kourkov n'a pas eu le temps de s'ennuyer pendant les deux heures qu'il a passées dans la librairie. Les amis, les curieux, les surpris, les avisés et les lecteurs du journal Sud Ouest l'ont écouté avec plaisir dans la présentation de ses ouvrages. L'homme est en effet très disert et garde toujours une histoire insolite à portée de main, une histoire venue d'Ukraine évidemment. 

Merci à lui, à sa gentillesse et sa disponibilité. A très bientôt Monsieur Kourkov.


 

mardi 15 août 2017

Jules Caron

JEUDI 17 AOÛT à 18h30
à l'Hôtel Ville d'Hiver 

Noël Gruet
 l'un des membres fondateurs de l'Association Voiles d'Antan
vous parlera des 
Marines et Travailleurs de la mer sur le Bassin au XIXe siècle

Un moment qui sera l'occasion de découvrir les toiles
 de Jules Caron sous un nouvel angle!

Entrée libre

Andreï Kourkov

A l'occasion de son passage en France,
La Librairie Générale aura le plaisir d'accueillir à la librairie

ANDREÏ KOURKOV
auteur ukrainien qui dépeint la vie sociale et politique des années postsoviétiques 
non sans un humour acéré et ironique

 
Son premier roman, Le Pingouin, remporte un succès international:

"Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L'écrivain au chômage tente d'assurer leur subsistance tandis que le manchot déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d'un grand quotidien propose à Victor de travailler pour la rubrique nécrologie, il saute sur l'occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf qu'il s'agit de rédiger des notices sur des personnalités... encore en vie. Et qu'un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon. Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de l'ex-URSS. Un roman culte."

samedi 12 août 2017

Dans ce jardin qu'on aimait

Dans ce jardin qu’on aimait de Pascal QUIGNARD aux éditions Grasset, 17,50 euros.

Tout est dit sur la vie du révérend Simeon Pease Cheney lors du préambule que Pascal Quignard consacre à son personnage, héros sombre et discret de Dans ce jardin qu’on aimait
Nous découvrons aussi dans cette introduction un touchant rappel pour le livre écrit 25 ans plus tôt par l’auteur qui s’attachait de la même façon à la vie d’un musicien peu connu, monsieur de Sainte Colombe dont nous connaissons aujourd’hui beaucoup mieux l’œuvre depuis la publication de Tous les matins du monde.

Simeon Pease Cheney fut donc un musicien, observateur attendri par les sons du jardin que sa femme, Eva, entretint avec constance avant qu’elle ne meure à la naissance de Rosemund, la fille des époux Cheney. 
Pascal Quignard organise son récit comme une pièce de théâtre indiquant ici un rai de lumière, là un feu de cheminée et bien sûr l’omniprésence du jardin égayé par des chants d’oiseaux. Mais la vie de Simeon Pease Cheney ressembla  à un long hiver que la présence de sa fille Rosemund ne parvint pas à adoucir. Avec ferveur il continua néanmoins, en hommage à sa femme, à cultiver les fleurs. 

La beauté du livre Dans ce jardin qu’on aimait, outre l’écriture profonde qui distingue l’œuvre de Pascal Quignard, tient à l’amour du révérend pour une femme trop tôt disparue et des sentiments peu amènes pour l’enfant qui causa la subite disparition de l’aimée. Pascal Quignard accompagne cet homme reclus dans son jardin, il nous montre la nuit, la solitude et le renoncement à la vie en société. Sa seule préoccupation fut pour les chants d’oiseaux qu’il consigna sur des partitions. Jusqu’à sa mort il attendra la reconnaissance de son livre Wood notes wild. Celle-ci n’aura lieu qu’après que sa fille Rosemund aura publié de ses propres deniers cet ouvrage que Dvorak fut à peu près le seul à reconnaître comme essentiel.

A toi de choisir ton histoire !


Oncle Teddy, par Atelier Saje, chez Marcel & Joachim, 15€

Voilà un album... à regarder ! Non non, pas de lecture au programme, ou du moins pas de lecture textuelle, mais bien une lecture de l'image !
Plongez avec notre petit ourson au cœur d'un mercredi après-midi avec son oncle Teddy. Et en un après-midi, on peut en faire des choses ! Au fil des pages, l'enfant pourra imaginer les aventures du personnage, recréer sa propre histoire, l'imaginer dans toute sorte de situations. Les dessins guident le lecteur vers l'activité en cours, mais lui laissent surtout une grande marge de manœuvre quant au déroulé. Et cet après-midi pourrait tout à fait être une semaine de vacances passée chez tonton, ou encore des souvenirs avec grand frère, ou même des moments de complicité avec papa ! Tant d'histoires sont à inventer !

Autres atouts de cet album : il est possible de jouer sur l'apprentissage des couleurs, ou des formes, voire même de considérer ce livre comme un imagier. 
Chaque double page représente un univers à part entière, avec des formes rondes toutes douces qui plaisent immanquablement aux jeunes enfants. 

Un très bel album qui laisse libre cours à l'imagination et qui, à coup sûr, saura tisser une belle complicité en cas de lecture avec un adulte !

samedi 5 août 2017

Jules Caron

JEUDI 10 AOÛT à 18h30
à l'Hôtel Ville d'Hiver
Venez à la rencontre de Christel Haffner Lance
historienne de l'art et commissaire de l'exposition
qui vous commentera avec plaisir les œuvres présentées!
Entrée et écoute libres.

Géronimo Stilton

Le grand, l'unique, l'incomparable journaliste détective
GERONIMO STILTON
sera à la librairie
en chair et en moustaches

VENDREDI 11 AOÛT
de 10h30 à 13h00



N'hésitez pas, petits et grands, à venir le rencontrer, 
il sera heureux d'évoquer avec vous ses dernières aventures 
et enquêtes au pays des souris et du fromage!


L'amertume du triomphe d'Ignacio SANCHEZ MEJIAS

L’amertume du triomphe de Ignacio SANCHEZ MEJIAS aux éditions Verdier, 12 euros.

Le lecteur ne saura pas si José Antonio est parvenu à vivre son amour pour Marilinda. L’amertume du triomphe est inachevée comme une symphonie. Sanchez Mejias a succombé en 1934 à une blessure contractée dans les arènes de Madrid. Les aficionados s’intéressant à l’histoire de la tauromachie ne peuvent ignorer la vie de ce torero qui affichait de nombreuses cordes à son arc.  

L’amertume du triomphe a été retrouvée dans les archives familiales et publiée en 2009 dans sa langue originale. Les éditions Verdier en assurent aujourd’hui une superbe traduction dans sa collection « Faenas ». 
Il s’agit pour Ignacio Sanchez Mejias de reprendre l’histoire d’un jeune torero lui ressemblant fortement et de montrer ce que peu de gens peuvent comprendre de la vie de torero. Il n’y aucun épisode dans l’arène, le discours se tient avant ou après sous la forme de dialogues entre José Antonio et ceux qui l’entourent : une marquise qui protégea le héros depuis son enfance, le fils de celle-ci qui le rejeta violemment après avoir été son meilleur ami, son valet d’épée qui joue à merveille son rôle d’écuyer à la façon du Quichotte de Cervantes et José Mari, le confident qui l’accompagne dans ses tournées à travers l’Espagne d’arènes en arènes.  

Bien sûr la tauromachie demeure centrale, on y comprend les enjeux sociaux pour un homme venu de la campagne, les intrigues et les retournements de ses partisans, le rôle des journalistes et le succès qui ne se trouve qu’au cœur de l’arène après qu’on a vaincu le taureau. Mais le roman, d'abord et surtout, approfondit les sentiments de José Antonio dans sa quête d’un amour impossible. Cette passion hispanique, brûlante à souhait, génère des tirades bouleversantes sur la condition de l’âme amoureuse et solitaire.

Ignacio Sanchez Mejias eut une destinée à la mesure de ce qu’écrivit pour lui son ami Federico Garcia Lorca qui lui rendit hommage dans un célèbre  llanto dont voici la fin :

Il faudra longtemps avant que ne naisse, s’il naît jamais
Un Andalou si clair, si riches d’aventures.
Je chante son élégance avec des paroles qui gémissent

Et je me souviens d’une bise triste dans les oliviers

T-Rex à la plage

T-Rex à la plage de Molly Idle, Little Urban éditions, 13.50 euros
La plage mode d'emploi: ne pas oublier le maillot, la serviette, les lunettes de soleil et la crème solaire. Précautions à prendre: choisir une plage surveillée, ne pas se baigner tout seul ni après le repas. Activités: se jeter à l'eau, faire des châteaux de sable, chercher les coquillages, jouer avec les vagues.
Mode d'emploi classique? Peut-être pour certains mais en tout cas certainement pas pour T-Rex, joli gros dinosaure qui savoure chaque moment passé avec ses amis!

Un bel album aux dessins doux
 qui réinvente la traditionnelle journée de plage 
pour les plus jeunes de 3 à 6 ans!

samedi 29 juillet 2017

Le camion qui Livre

 Le Camion qui Livre des éditions du Livre de Poche
 fait son grand retour à Arcachon!
Retrouvez votre équipe de La Librairie Générale
Place Thiers Lundi 31 Juillet et Mardi 1er Août
Jetée du Moulleau Mercredi 2 Août

©MrRoudoudou.com

Ce camion rouge, à l'initiative des éditions Le Livre de Poche, sillonne les plages, de la Bretagne à la Côte d'Azur, invitant sur son passage des librairies partenaires. L'occasion alors de retrouver vos libraires avec une large (voire très large !) sélection de lectures diverses, pour petits et grands, pour les cœurs sensibles comme pour les amateurs de polars en passant par les lecteurs de science-fiction ! Il y en aura pour tous les goûts !                                                        Le mardi 1er août, à partir de 15h, 
venez participer à un atelier d'écriture animé par Virginie Grimaldi et Baptiste Beaulieu. Rdv sur la Place Thiers à partir de 15h.
Et sur place : des cadeaux, des coups de cœur et, surtout, beaucoup de bonne humeur !
A lundi !