samedi 27 mai 2017

Samedi 3 juin RENCONTRE avec Dominique DAYAU pour le 13e choc

Le 13e choc de Dominique DAYAU aux éditions Vents Salés, 19,90 euros.

Le 12e n'avait pas marché, le 11e non plus, pas mieux que le 10e, et l'on ne vous parle pas des autres... Le 13e, en revanche, après que Max l'a cogité dans sa cervelle de choc et l'a présenté à ses supérieurs voire au-delà -à Matignon par exemple-, s'avère être une grande réussite qui vaudra quelques médailles ou galons supplémentaires, non pas à Max bien sûr, mais à ses chefs au-dessus qui auront approuvé sa brillante idée.

Le 13e choc est une sorte de collectif recruté par la police. Pas la vraie police que le quidam retrouve dans son quotidien et qui lui fait systématiquement penser à ce qu'elle pourrait bien lui reprocher, non, mais une autre police, celle de la filature, la discrète, qui parle dans son propre réseau, sa propre langue.
La langue, justement, celle sur laquelle insiste un certain Hervé Le Corre dans la préface amicale que l'auteur bordelais donne à ce vrai flic parti, depuis peu, à la retraite. Celle-ci occupe en majesté l'ensemble de ce magnifique polar.

La langue de Dominique Dayau, qui vous en rabattra un iota sur son délectable maniement, ne se rencontre effectivement guère ailleurs que dans les meilleurs polars: Audiard, dit Le Corre, San Antonio, ajoute votre serviteur.
Le 13e choc donc, emmené  par Jean Gimbre que Max a convaincu de reprendre du service, détonnera un peu à vos oreilles mais encore vous rapprochera beaucoup de cette police silencieuse qui écoute et observe, qui analyse les mille et un trafics qui gouvernent notre société jusqu'au plus actuel évidemment, le terrorisme.

On ergotera pas longtemps sur la véracité des événement reproduits dans ce livre, tout est forcément juste et donc vrai. Dominique Dayau en a certainement vu bien d'autres mais il n'écrit pas pour en tirer une quelconque gloire, son propos vise à décrire cet univers policier qui sort de l'ordinaire, cette armée des ombres à qui il est difficile de rendre hommage, alors autant être servi par soi-même et ajouter en prime un humour que nul autre, à part lui, pouvait restituer.

Dominique DAYAU répondra présent à La Librairie Générale Samedi 3 Juin de 11h00 à 12h00 puis de 16h00 à 19h00

 où il sera heureux d'échanger avec vous.



L'album dont tu es le héros !

Luna et la chasse aux Chagrins, par Claire Clément et Peggy Nille, aux éditions Père Castor, 13,50€

Luna est une petite fille joyeuse qui adore se promener en forêt. Elle aime flâner dans ces bois tantôt sombres, tantôt mystérieux, à condition qu'aucun chagrin ne vienne la déranger, et si c'est le cas, c'est armée de son pipeau qu'elle le chassera. 
C'est dans ce vaste lieu qu'elle rencontre parfois du monde, au détour d'un chemin, ou d'une chute... Comme par exemple ce nain grincheux qui ose lui crier dessus ! Un coup de poing sur la table et Hop ! voilà le nain qui se radoucit... pour mieux lui demander de l'aide. 
Après cette rencontre, Luna poursuit son chemin, un chemin semé d'embûches. Heureusement, le jeune lecteur est là pour l'aider :  il lui faudra souffler, appuyer, frotter, nettoyer le livre, et c'est seulement à ce prix que Luna parviendra jusqu'au Prince, un prince bien malheureux, submergé par la tristesse et la colère. Le Chagrin qui l'habite est coriace ! Luna parviendra-t-elle à soulager le fils du roi ? Sans aide, aucune chance, mais avec notre héros lecteur, probablement !

Une histoire de voyage pleine de tendresse qui incite le lecteur à participer activement à l'histoire, et un album fidèle à la célèbre collection du Père Castor.

samedi 20 mai 2017

Quand sort la recluse de Fred VARGAS

Quand sort la recluse de Fred VARGAS aux éditions Flammarion, 21 euros.


Comment et pourquoi meurt tout un troupeau de vieillards d’une piqure soi-disant d’araignée ? 

Adamsberg et ses acolytes sont tous immuablement de retour pour comprendre cette énigme de mort empoisonnée. 
Les plus avertis d'entre vous découvriront sans doute avant tout le monde qui est cet étonnant tueur en série sauf que tout le sel des livres de Fred Vargas est définitivement ailleurs. 

Il faut entendre l’enthousiasme de ses lecteurs ravis qu’enfin le nouveau Vargas est arrivé. De livre en livre, le phénomène éditorial que suscite cette apparition hors-norme dans le champ littéraire français ne se dément pas, bien au contraire, il gonfle. 
Les éditions Flammarion qui s’occupent désormais de la publication de cette star qui s'ignore, se fendent d'un présentoir à lui seul plus beau que ceux des deux dernières têtes de gondoles réunies qui inlassablement surgissent au printemps.

Véritablement l’attachement du public pour cette femme écrivain est unique. Ils sont nombreux, hommes et femmes, à venir dans les librairies louer les personnages et la langue précise et précieuse qu’ils retrouvent à chacun de ses livres.

Cette popularité a été gagnée sur de vrais lecteurs reconnaissants du talent si spécial et des liens indéfectibles qu’ils ont noués avec les personnages. 

Si vous n’étiez pas encore touché par cette vague qui ne se présente pas tous les ans, alors courez vous régaler de ce livre-ci et de tous les autres précédemment parus en poche.

Ceci est un vrai conseil de libraire.

Loup ! Ma maison !

J'habite un Loup, par Jean-Marc Langue, chez L'élan Vert, 12,70€

Le Petit Chaperon Rouge aurait peur du Loup ? Balivernes ! Le nouveau Chaperon Rouge apprécie l'animal à sa juste valeur ! Preuve en est : lorsqu'il se retrouve à la rue avec sa grand-mère, seul le Loup leur propose un nouveau refuge. Comment ? En les accueillant dans son estomac ! Porte d'entrée : la gueule du loup ! 
En l'aménageant un peu, cet antre est bien confortable : un peu de "papier peint avec des petits lapins, une commode bleue et des serpentins", "des napperons partout" et surtout... une horloge à coucou !
En échange du logis, la grand-mère et l'enfant nourrissent le loup, avec de bons ragoûts et des produits du marché. 

Mais, me direz-vous, où est le chasseur dans cette histoire de loup ? Il se pourrait bien qu'il soit chassé à son tour...

Un conte détourné pour revisiter encore et encore le récit initialement proposé par Perrault, et une touche d'humour pour amuser petits et grands lecteurs...

Prix des Lycéens 2017 de la Ville de Gujan-Mestras


Vendredi matin avait lieu au Lycée de la Mer de Gujan-Mestras la remise du Prix des Lycéens qui clôture différentes rencontres avec les jeunes qui se sont déroulées tout au long de l'année dans les lycées du Sud-Bassin ( Lycée de la Mer, Grand-Air, Saint-Elme et Condorcet).
Parmi la sélection suivante proposée par le personnel de la Médiathèque Michel Bézian, les membres de l'association Lire et Délire(s), les membres du club de lecture de la médiathèque, Lionel Germain (critique littéraire au journal Sud-Ouest) et Anne de la librairie:
  1. Le mystère Henri Pick / David Foenkinos. - Gallimard, 2016
  2. L'inconnue du Père Lachaise / Bénédicte Lapeyre. - Albin Michel, 2015
  3. Trois jours et une vie / Pierre Lemaitre. - Albin Michel, 2016
  4. Ubac / Elisa Vix. - Rouergue, 2016
  5. Le domaine / Jo Witek. - Actes Sud, 2016  
 les lycéens ont élu
Ubac d'Elisa Vix

Malheureusement Elisa Vix ne pouvant se déplacer, c'est Bénédicte Lapeyre qui a rencontré avec enthousiasme les élèves pour présenter son métier d'écrivain et répondre ainsi à toutes les questions posées sur la relation auteur/éditeur, sur sa façon d'écrire, sur le devenir du livre une fois publié...
Un beau moment au cours duquel Marie-Hélène des Esgaulx a remis à Bénédicte Lapeyre une boussole bien particulière puisque l'aiguille n'indique pas le Nord mais Gujan-Mestras!

 Pour en découvrir plus: Article Journal Sud-Ouest 

Prix de la Critique Littéraire dans le cadre du prix des Lycéens

Dans le cadre du Prix des Lycéens, un exercice de critique littéraire est proposé aux élèves participants.
Cette année l'heureux lauréat
 (élu d'ailleurs à l'unanimité et ce, parmi des très nombreuses critiques) est 
Marius Lalande, élève en 1ère ES au Lycée de la Mer

Voici sa critique de Ubac d'Elisa Vix:

"                                                         La dame de Haute Savoie

Après Le massacre des faux-bourbons en 2015, dont les critiques furent élogieuses, Elisa Vix revient avec un nouveau polar au titre évocateur: Ubac. L'ubac, c'est le flanc ombragé de la montagne. C'est la face cachée de chacun d'entre nous. C'est le côté obscur de la force.

Ainsi, nous rejoignons Estelle et Jérémy, deux jeunes mariés, dans les hauteurs d'une station de ski savoyarde. Lui tient un bar, elle s'occupe de leur enfant, Lilas: rien ne pouvait alors liasser penser à Estelle que sa vie passerait du meilleur des mondes au plus affreux des cauchemars. Et c'est pourtant le cas, quand Nadia, la sœur jumelle de Jérémy, réapparait à la gare de Monade après quatre années d'absence. Chaque jour qui passe rend Estelle plus anxieuse encore: elle ne sait pourquoi, mais depuis l'arrivée de cette femme, elle sent que sa fille court un grand danger. Et c'est le long de cet interminable chemin épineux qu'Elisa Vix nous plonge dans le doute et l'incertitude. Entre l'effroi que lui procure Nadia et l'idée que tout ceci n'est peut-être dû qu'à son imagination, Estelle n'a qu'un prénom en tête: Lilas. Apparaît alors quelque chose de nouveau chez elle, quelque chose de caché, quelque chose d'animal: "Je ne voulais plus être celle qui s'efface. Je ne voulais plus être une agnelle. Comme une louve, je défendrais mon petit jusqu'à mon ultime goutte de sang".

Des centaines d'interrogations se sont posées à propos de la gémellité. Cependant dans Ubac, l'auteure fait fi de son aspect scientifique et s'intéresse de prime abord à son aspect fusionnel. Les jumeaux que sont Jérémy et Nadia représentent pour Estelle la dichotomie entre l'amour et la haine, entre le bien et le mal, entre l'adret et l'ubac.

"Je crains l'homme d'un seul livre" sauf si c'est celui-ci."


Dédicaces - Raid Défi d'Elles Jane de Boy


Pour en savoir plus sur ce Raid Défi d'Elles Jane de Boy: http://defidelles.fr/

vendredi 12 mai 2017

Ainsi débute la chasse de David PATSOURIS

Ainsi débute la chasse de David PATSOURIS aux éditions du Rouergue, 17,80 euros.

Après Cognac c’est à Royan que Charly « le dingue » entame une deuxième - plutôt noire - aventure. Il fréquentait déjà cette ville dont on ne soupçonne pas les étonnantes activités pratiquées par certain(e)s de ses habitant(e)s. Lors du premier livre de David Patsouris (Cognac Blues) Charly se contentait du calme de son appartement royannais qui lui servait de refuge après ses "travaux" achevés à Cognac chez les viticulteurs. 

Charly est revenu de la Martinique. Nous le retrouvons à la solde de Veroncle, le mafieux local dont il est devenu l’homme de main. L' "esclave" pense Charly.  Sam, son comparse, qui l’a accompagné lors de sa dernière sortie, a perdu les pédales et joué un peu vite de son flingue lors d’une séance d’intimidation dans la forêt environnante. Charly n’en revient pas que l’on puisse perdre son sang froid comme ça. Tuer, il s’en rend compte, est bien la dernière chose qu’il souhaite faire aujourd'hui. 

Ainsi débute la chasse  est un roman sec et nerveux. Les dialogues sont bruts voire brutaux. Charlie aimerait oublier tout ce qui le hante, le retient, le harcèle, l’"intranquillise". Si le silence le distingue, c'est en raison d'une souffrance manifeste qui lui interdit tout repos sauf quand il part, loin, en direction des vagues, loin des humains, quitte à marcher longtemps dans les dunes et pénétrer dans la mer qui lui lave la conscience et toutes ses pensées, assurément néfastes. Mais cette solitude recherchée n’est jamais garantie.

Gail qui l’avait suivi en Martinique, vit désormais avec un autre homme, elle a eu une petite fille dont Charlie est le père. Cette faille unique que les ennemis de Charly pourrait exploiter, est immense. 

"On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime"*

Cousteau, par Laureen Bouyssou et Sven Labry, chez Steinkis, 12,50€

Cousteau est déjà bien connu, sa biographie a déjà été livrée à plusieurs reprises, pourtant c'est sous forme d'album que les éditions Steinkis ont choisi de la revisiter.
Accessible dès cinq ans, cet album fait découvrir un homme, né à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) et passionné par l'aviation. Progressivement, le curieux jeune homme va s'émerveiller pour les fonds marins. Suite à un accident en 1936, sa carrière d'aviateur est définitivement interrompue, et l'officier de Marine se dédie alors entièrement à l'océan. De rencontres en découvertes, il dépassera ses limites pour aller toujours plus profond, quitte, parfois, à se mettre en danger...
Au côté de sa femme, Simone, que l'on surnommera "la Bergère", il va acheter le fameux navire qui deviendra légende : la Calypso.  Cet aventurier au célèbre bonnet rouge deviendra un scénariste à succès, grâce, notamment, à son film Le Monde du silence, et un des plus grands défenseurs des océans, de leurs trésors mais aussi, plus largement, de la cause environnementale.

Plongez donc au cœur de l'épopée Cousteau, partagez-là, sans modération, avec nos jeunes lecteurs, voire même avec nos jeunes passionnés des fonds marins (oui oui, même les plus jeunes peuvent déjà aimer les trésors du Grand Bleu !)


*Citation de Jacques-Yves Cousteau

samedi 6 mai 2017

Programme des Rencontres de la Plage







Des auteurs, des livres et.... des rencontres!

 Pour ne rien manquer, voici le programme complet du Salon de La Plage aux Écrivains où vous aurez l'occasion de discuter en toute simplicité avec vos auteurs préférés! 


Repérages sur La Plage aux Ecrivains (épisode 5)

Cinquième et dernier épisode de nos repérages sur La Plage aux Ecrivains. Il s'agissait pour nous, vous l'aurez compris, de sélectionner prioritairement des livres de fiction avec en point de mire notre curiosité pour tel ou telle auteur. Sur notre Page Facebook , nous avons en revanche brossé un portrait de tous les invités de cette éditions 2017. Le week-end prochain nous serons à leurs côtés,  avec le plaisir de parler avec vous de chacun d'eux.


Le tour du monde du roi Zibeline de Jean-Christophe RUFIN aux éditions Gallimard, 20 euros.

La vie d'Auguste Benjowski et de son épouse Aphanasie occupe toute l'histoire de ce livre. Ce sont leur voix, chacune arrangée par Jean-Christophe Rufin, que le président américain Benjamin Franklin écoute, tout heureux de recevoir deux invités parlant français dans son salon de Washington à la fin du siècle des Lumières.

L'audience accordée par le président s'éternisera plus d'une semaine, au grand dam de ses proches. Il faut dire qu'il y avait beaucoup à raconter des pérégrinations vécues par les Benjowski. L'éducation du jeune Auguste par un précepteur éclairé servira à ce natif hongrois jusqu'à son arrivée en France où il s'entretiendra notamment avec un certain d'Holbach.

L'histoire de ce périple autour du monde est entièrement vraie, l'auteur a tenu à ce qu'il soit cartographié à la fin du livre. Mais le ton de Jean-Christophe Rufin est à la conversation comme il seyait fort de le faire au XVIIIe siècle, même lors des épisodes les plus guerriers quand Auguste et Aphanasie, aux confins de la Russie, se sont sentis extrêmement menacés.
Madagascar est l'aboutissement du voyage et Benjamin Franklin ne restera pas insensible à la requête des époux Benjowski. Diplomatie oblige !



Les larmes noires sur la terre de Sandrine COLLETTE aux éditions Denoël, 19,90 euros.

Sandrine Collette est en passe de quitter son registre d'auteur de romans à suspense. Les larmes noires sur la terre nous enferme dans "Casse ville" où viennent d'atterrir Moe et son bébé après un parcours chaotique marqué par un sacré manque de chance.

La cité-prison qui les loge dans les carcasses de véhicules numérotées est un rien visionnaire. Le monde ultra-violent où Moe doit se faire une place est aussi la rencontre avec une brochette de damnées de la terre qui ont chacune leur histoire, un destin que Sandrine Collette révèle en marge de la solidarité sans faille qui unit ces filles dans l'adversité.

Ada, Marie-Thé, Jaja, Poule sont les porte-voix de la  résistance au cœur d'un univers carcéral sans pitié. L'exercice est salutaire et rend curieux les lecteurs de la suite que donnera l'auteur à sa carrière déjà bien récompensée.



Le Grand Paris d'Aurelien BELLANGER aux éditions Gallimard, 22 euros.

Un grand souffle romanesque s'appuie sur cet ambitieux roman qui relate la grandeur et la déchéance d'Alexandre Belgrand, urbaniste de son état. Son ascension s'est manifestée au cœur du pouvoir politique français lorsque le Prince prit les commandes de la nation.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy débute, ce dernier n'étant jamais nommé. Né au même moment ou presque le projet du Grand Paris existe bel et bien et devrait voir le jour dans les années 2020 ou 2030. Aurélien Bellanger par l'intime et le secret  décrit cette évolution de la capitale.

Ainsi nous accompagnons les acteurs de cette avancée architecturale du quartier de la Défense construit en réponse à celui de la City de Londres. L'Histoire est un outil capital pour la compréhension du projet urbain, plus que la narration des rebondissements de la vie agitée du Prince. Il n'empêche que le roman est, par endroit, digne de Balzac ou Stendhal. Le monde de la politique d'aujourd'hui y contribue considérablement.

En route pour une enquête gourmande à Bayonne !

Mystère en chocolat, par Caroline Pérot et Mayana Itoïz, aux éditions Les P'tits Bérets, 15€

Publié en partenariat avec l'Atelier du Chocolat de Bayonne

Une journée au Musée du chocolat de Bayonne, c'est super ! En plus d'apprendre plein de choses sur le chocolat, la classe de Mathias et Rosalie a droit à une délicieuse dégustation. Le jeune garçon rentre chez lui ravi de cette sortie scolaire, et il en profite pour partager ses nouvelles connaissances avec ses parents. Finalement, malgré son goût un peu amer, le chocolat avec 85% de cacao n'est pas si mauvais...
Seulement le lendemain, voilà que la cabosse de cacao Porcelana, un chocolat devenu rare, a disparu ! Cette cabosse était le joyaux de la collection du musée, le directeur est donc bien triste... 
Mathias et Rosalie décident de mener leur enquête, une enquête qui va leur faire visiter différents lieux de Bayonne. Pour retrouver le voleur, les deux enfants vont contacter plusieurs personnes susceptibles de les aider : le pâtissier, qui les mettra en relation avec Paulino, son fournisseur de grué de cacao en Équateur, des membres du Club des Croqueurs de Chocolat, un sculpteur de chocolat et, enfin, Monsieur Marquis, un bijoutier qui fabrique des parures en chocolat... 

Au gré des pages, au fil des aventures des enfants, le lecteur y découvre l'origine du chocolat, des dessins viennent illustrer la composition et les étapes de transformation du cacao pour donner de belles tablettes de chocolat noir, au lait ou blanc. Quel plaisir de découvrir également les (très !) nombreux bienfaits de cette gourmandise ! Riche en magnésium, bon pour le moral, pour la vue, protège le cœur, améliore la circulation du sang et lutte contre le vieillissement de la peau et des cellules... 

Bref, autant de bonnes raisons de manger du chocolat
 (même si Pâques est déjà passé !)
 et, bien sûr, de venir mener l'enquête avec Mathias et Rosalie !


Club de lecture Mardi 9 Mai




Rendez-vous au Club de Lecture de la Bibliothèque –
Mardi 9 Mai de 10h à 12h

Adhérents ou non à la Bibliothèque, tous les amateurs de livres sont invités à la réunion du club de lecture de la Bibliothèque d’Arcachon, animé par Jean-Claude Duqueyroix.
 Actualité littéraire, coups de cœur, envies du moment, 
la discussion autour des livres sera engagée en toute convivialité.

Venez nombreux !

samedi 29 avril 2017

Repérages sur La Plage aux Ecrivains (épisode 4)

Cette semaine notre attention s'est posée sur le livre de Rebecca Lighieri, d'ores et  déjà couronné par le Prix de la ville d'Arcachon. Mais encore sur celui d'Arnaud Cathrine qui, lui, a situé son livre à Arcachon. Et enfin sur celui de Julien Decoin qui n'a, pour sa part, pas encore quitté ses chères îles anglo-normandes.


Les enfants de l'été de Rebecca LIGHIERI aux éditions P.O.L., 19 euros.

Le surf est un style de vie que Rebecca Lighieri connait certainement très bien mais qui, dans Les garçons de l’été, est largement chahuté au point de ressentir de la part de celle-ci une envie non feinte de désacralisation.
Pourtant, c'est par une communion quasi idéale entre l'homme et la nature que débute son histoire  : 

« j'ai embrassé l’aube d’été. Mieux, je l’ai épousée, je n’ai fait qu’un avec le ciel virant du rose au bleu, avec la lumière encore fragile mais qui promettait un temps caniculaire, je n’ai fait qu’un avec la houle, avec l’écume, avec l’eau qui clapotait autour de ma planche ».

Cette pratique du surf adulée sur la côte atlantique, en l'occurrence sur une plage des Landes, se déplace subitement sur l’île de La Réunion où s’est produit un drame qui entache désormais la vie de Mylène et celle de ses fils. L’un d’eux vient en effet de perdre une jambe suite à une morsure de requin. 

Commence alors une véritable descente aux enfers que rythme le chœur d'une famille en décomposition. Mylène (la mère), Thadée et Zachée (ses deux fils), Cindy (sa fille) et Jérôme (le père) sont embarqués dans une tragédie aux accents bibliques. 
Haine, rancœur, trahisons et jalousies, plus voraces les unes que les autres, orchestrent l’écriture incisive de l’auteur.
Ces vies passées à la recherche des meilleurs « spots » agissent, si l’on y gratte en profondeur, comme des révélateurs de l’âme, plus noire que ces corps noircis par le soleil, toujours à la recherche de la meilleure vague.



A la place du coeur, saison 2 d'Arnaud CATHRINE, aux éditions Robert Laffont, 16,50 euros.

Existerait t-il un spleen « Cathrinien » ? A la place du cœur, la série romanesque pour adolescents (mais pas seulement) que nous livre Arnaud Cathrine tendrait à le prouver.

Écrit dans l’optique de raconter le choc des attentats de Paris de janvier et novembre 2015, l’épisode 2 débute l’été où Niels, depuis Bordeaux, descend enfin sur le Bassin d'Arcachon, gage de plaisirs de mer et de soleil. Seul nuage au programme, la venue de son cousin Caumes que les lecteurs de l'épisode 1 connaissent bien et qui savent combien son année fut difficile. Niels pas vraiment. 

Les deux garçons ne pourront revivre les vacances qui ont forgé leur enfance sur le bassin. Les rites de l’adolescence sont assortis d’un goût amer qui dénature la relation entre les deux cousins. Leur complicité qui semble désormais perdue a engendré une distance étrange sans que la raison en soit clairement avancée. 

La deuxième partie du livre met en scène la vie parisienne de l’ex-fiancée de Caumes, Esther, son premier amour. Pour elle, les études, difficiles elles aussi, sont censées lui faire oublier son amour perdu. 

Arnaud Cathrine qui a toujours su gardé le ton de la jeunesse se préoccupe cette fois d'une génération ayant vécu les plus grands soubresauts de son époque. Cette voix littéraire si spécifique place l'auteur dans une catégorie spéciale, celle des artistes du sentiment.




Soudain le large aux éditions du Seuil, 18 euros.

Soudain le large est la rencontre fortuite d’une jeune repêchée dans le port de Cherbourg et de son sauveteur inopiné qui l'a hissé sur son voilier. 
Le réchauffement du corps par le garçon de la jeune femme a, de ce fait, non seulement reporté les intentions mortifères de la demoiselle mais encore, provoqué une étincelle chez les deux jeunes gens qui servira de romance amoureuse au livre. Ainsi débute une excursion marine entre Cherbourg et Alderney (via Paris) que Julien Decoin, bien à l’aise dans cette région du Nord-Cotentin, prédestine vers une fin heureuse. 

De Goury à Barfleur avec en point de mire Cherbourg, les jeunes amants voguent chacun de leur côte à destination d’Alderney. Des fois qu'ils n’auraient pas immédiatement saisi l’importance de leur première rencontre, le voilier responsable leur servira d’indice. 

Julien Decoin a toute la fraîcheur nécessaire pour ne pas faire sombrer son roman dans les profondeurs de la Manche. Légèreté et gravité, chacune mesurée, offrent une bouffée d’air frais continu à Soudain le large. Ce rafraîchissement iodé est aussi une carte postale enchantée des îles anglo-normandes.

Tant de belles couleurs !

Fleur et les couleurs, par Ayano Otani, chez Nuinui, 12,90€

Fleur a éclos dans un jardin de lys blancs, mais au milieu de cette blancheur éclatante, voilà qu'elle apporte une touche de couleurs qui n'est pas toujours la bienvenue... Ses pétales rose, jaune et rouge effraient ses voisines. Un beau matin, Fleur décide de quitter son jardin pour partir à la recherche de ses origines.
Passant devant un champs de tournesols, elle s'imagine être leur fille, puisqu'elle a, elle aussi, un pétale jaune ! Mais non, les grandes plantes la trouvent trop petite : elle n'est pas des leurs. 
Plus loin, voilà des fraises, aussi rouge qu'un autre de ses pétales ! Faute de chair sucrée, la voilà de nouveau rejetée. Sa ballade la mènera bientôt jusqu'à de superbes papillons, puis auprès de plantes carnivores... avec ces dernières, c'est sûr et certain, elle n'a aucun lien de parenté !
Triste, Fleur pleure, mais ses larmes se transforment en graines... peut-être qu'au printemps, elle ne sera plus si seule ?

Un album aux couleurs rayonnantes qui traite de la quête d'identité.

Spectacle de Philippe Torreton

Redevenez "Jeune" avec La Librairie Générale!
A l'occasion du salon de La Plage aux Ecrivains des 13 et 14 Mai,
La Librairie Générale, en partenariat avec le Théâtre Olympia,
est heureuse de vous proposer, à vous clients de la librairie,
un tarif préférentiel pour assister au spectacle de
PHILIPPE TORRETON
Au lieu de 29 euros (tarif plein), 
ne payez que 15 euros
 (qui est normalement le tarif "jeune" pour les moins de 26 ans)!
Comment faire pour redevenir "Jeune" et donc bénéficier de cet avantage?
C'est très simple, il suffit de nous contacter AVANT LE VENDREDI 5 MAI
(en venant à la librairie, ou par téléphone au 05 56 83 53 32 ou par mail en écrivant à arcalib@wanadoo.fr), nous vous inscrirons alors sur une liste que nous transmettrons à la billetterie de l'Office du Tourisme où vous pourrez acheter vos places entre le 5 et le 12 Mai.

samedi 22 avril 2017

Quand c'est trop, ça prend l'eau !

Il était une fois... la traversée, par Véronique Massenot et Clémence Pollet, aux éditions Hongfei, 13,50€

La goutte d'eau qui fait déborder le vase ? Voilà une expression qui s'associe à merveille avec cet album !

Alors qu'un éléphant décide de traverser le fleuve, le voilà interrompu par une petite voix : deux tigres amoureux veulent aussi se rendre sur l'autre rive, mais sans se mouiller ! Montez donc beaux félins, et allons-y !
Attendez ! Voilà trois singes qui aimeraient eux aussi faire partie du voyage. Venez amis primates, un éléphant peut bien porter deux tigres et trois singes sur son dos. Et les quatre mangoustes qui rêvent de vacances, elles peuvent aussi monter ? Et le cobra ? Et le perroquet blessé ? Que de poids plumes, aucun problème pour notre vaillant pachyderme.
Seulement à force de rajouter des animaux, ce dernier faiblit ! Et lorsque l’araignée se joint à la joyeuse compagnie, le paquebot prend l'eau !
Sauf peut-être si la frêle arachnide, une fois sur la terre ferme, pouvait aider ses congénères...

Une histoire toute mignonne, un format assez étroit qui convient à merveille à notre jeu d’équilibrisme animal et des dessins originaux : tout est là pour en faire un véritable coup de cœur !
 


Repérages sur La Plage aux Ecrivains (épisode 3)

Trois auteurs, trois récits mais un fil conducteur pour ce nouveau repérage sur La Plage aux Ecrivains* : des récits de vie, ou de voyage, très personnels, voire intimes. Des parcours différents, mais tout aussi touchants et semés d'embûches, voire de drames.


Vie de ma voisine, de Geneviève Brisac, aux éditions Grasset, 14,50€

Peu après son déménagement, Geneviève Brisac rencontre sa voisine, qui, pour l'occasion, propose de lui parler de Charlotte Delbo. Mais la discussion se réoriente très vite, et Jenny, sa voisine, finit par se livrer. Elle relate alors sa vie, de son enfance à sa vie d'aujourd'hui. 
Fille de juifs polonais arrivés en France dans les années 20, elle voit peu à peu arriver l’antisémitisme en France. Les relations internationales se dégradent, les lois antisémites s'imposent progressivement. Sa vie devient un enfer, son innocence d'enfant vole en éclat : l'étoile jaune devient obligatoire pour tous les juifs, des horaires leur sont imposés pour aller faire leurs courses, les regards se détournent, les insultes se multiplient... Jusqu'au premières arrestations... puis la rafle du Vel d'Hiv.

Au fil des échanges se dévoilent ainsi sous nos yeux cette funeste période, les souffrances d'une famille, d'une époque et d'une société. 


Le bureau des Jardins et des Étangs, de Didier Decoin, aux éditions Stock, 20,50€

Retour au XIIème siècle, au Japon. Suite au décès de son mari, Katsuro, un des meilleurs chasseurs de carpes de l'époque, la veuve Miyuki doit livrer les derniers poissons ramassés par son mari au palais de l'Empereur. Seulement le chemin pour s'y rendre est long, et les nasses bien trop lourdes pour ses frêles épaules. N'ayant que peu d'alternatives et souhaitant honorer la mémoire de son défunt mari, la jeune femme entreprend cette longue route qui sera semée d'embûches en tout genre, oscillant entre blessures physiques et rencontres hasardeuses.

Outre un fidèle portrait du Japon impérial, des descriptions précises et imagées du pays, des villes et villages, des coutumes et des mœurs,  c'est aussi l'intimité du couple de Miyuki qui se dévoile peu à peu, permettant ainsi de mieux saisir les enjeux de ce grand voyage initiatique pour la veuve du pêcheur.


Fils du feu, de Guy Boley, aux éditions Grasset, 16,50€

Une famille frappée de plein fouet par la mort d'un des deux enfants, une mère qui se mure dans le silence, le deuxième fils qui grandit au cœur de la forge du père, telle est la face émergée de l'histoire que nous propose Guy Boley. Une histoire portée par une prose soutenue et un vocabulaire précis où transparaissent sensibilité, amour et admiration.

Mais bien plus qu'une tranche de vie, le lecteur voit grandir ce deuxième enfant, le voit se révéler, s'affirmer, devenir ce peintre parfois tourmenté, mais qui reste à jamais ce fils de forgeron, ce fils du feu, que l’ambiance de la forge a su toucher au plus profond de son être.




* Liste complète des auteurs : Pierre Adrian, Jean-Luc Aubarbier, Christophe Barbier, Aurélien Belanger, Guy Boley, Françoise Bourdin, Françoise  Bourdon, Geneviève Brisac, Arnaud Cathrine, Sandrine Collette, Charles Daney, Sophie Davant, Jean-Louis Debré, Didier Decoin, Julien Decoin, Patrice Duhamel, Jeanne Faivre d'Arcier, Marc Jolivet, Guillaume Le Touze, Rebecca Lighieri, Catherine Locandro, Amélie Lucas-Gary, Georges Malbrunot, Pascal Manoukian, Isabelle Mergault, Loïc Merle, Xavier Molia, Raymond Poulidor, Jean-Christophe Ruffin, Philippe Torreton.

Des places à tarif préférentiel au spectacle de Phillipe Torreton!

Redevenez "Jeune" avec La Librairie Générale!
A l'occasion du salon de La Plage aux Ecrivains des 13 et 14 Mai,
La Librairie Générale, en partenariat avec le Théâtre Olympia,
est heureuse de vous proposer, à vous clients de la librairie,
un tarif préférentiel pour assister au spectacle de

PHILIPPE TORRETON
VENDREDI 12 MAI à 20h45
au Théâtre Olympia d'Arcachon
MEC! 

« Dire du « Leprest » comme on dirait du « Rimbaud », pour l'écriture elle-même... Et puis, j'ai voulu former un duo pour ce récital. Mais je ne voulais pas être « accompagné » ni « soutenu » : je rêvais qu'un musicien lise aussi à sa manière les textes d'Allain. J'ai appelé Edward Perraud, et sans le savoir, je suis tombé sur un homme lui aussi bouleversé par l'oeuvre d'Allain Leprest et sa disparition récente ! Edward est un génial percussionniste, un poète du son, un chercheur-fonceur ; sur scène nous dialoguons, nous sommes unis et libres comme le demande le jazz et cette liberté colle bien aux textes d'Allain. » Philippe Torreton.
Philippe Torreton est l'un des plus grands acteurs français. Il alterne avec bonheur théâtre, cinéma, télévision et écriture. Il est vrai, populaire, émouvant et courageux, il incarne avec bonheur les mots d'Allain Leprest.

Au lieu de 29 euros (tarif plein), 
ne payez que 15 euros
 (qui est normalement le tarif "jeune" pour les moins de 26 ans)!
Comment faire pour redevenir "Jeune" et donc bénéficier de cet avantage?
C'est très simple, il suffit de nous contacter AVANT LE VENDREDI 5 MAI
(en venant à la librairie, ou par téléphone au 05 56 83 53 32 ou par mail en écrivant à arcalib@wanadoo.fr), nous vous inscrirons alors sur une liste que nous transmettrons à la billetterie de l'Office du Tourisme où vous pourrez acheter vos places entre le 5 et le 12 Mai.



samedi 15 avril 2017

Repérages sur La Plage aux écrivains (épisode 2)


Cette semaine nous voici confrontés, une fois encore, à trois écritures, trois sujets et trois sensibilités différentes. Celles-ci s'inscrivent successivement dans le présent pour Pascal MANOUKIAN, le passé pour Loïc Merle et une forme intemporelle pour Amélie LUCAS-GARY. Le seul point commun que nous pouvons leur trouver est qu’ils fouleront le sable de la Plage aux Ecrivains les 13 et 14 mai prochain. 


Ce que tient ta main droite t’appartient de Pascal MANOUKIAN aux éditions Don Quichotte, 18, 90 euros.

Ce que tient ta main droite t’appartient revient à deux reprises dans le roman de Pascal Manoukian. Leur signification, à quelques cent pages d’intervalle, ne sont pas les mêmes. Tant de choses se sont produites qu’à la deuxième lecture, Ce que tient ta main droite…  résonne comme un avertissement glacial, bien loin du paradis annoncé lors de sa première énonciation. 

Mais pour reprendre les choses à leur début, il faut suivre l’itinéraire parisien de Karim. Son destin lui évite d’être présent sur l’un des lieux d’attentats parisiens. Lorsqu’il s’y trouve, au « Zébu blanc », les corps sont déjà tombés sur la terrasse du café, sa fiancée et le bébé qu’ils attendaient font partie des victimes. 

Très vite Karim prend la décision de quitter la France et s’engage aux côtés des combattants de Daech. Son but, tuer Abou Ziad le chef des djihadistes. 

Son périple passe par la Belgique, la Turquie et la Syrie. Il traverse les lignes de cette guerre syrienne qui brasse un cosmopolitisme effarant. 
Si le roman de Pascal Manoukian a des accents aussi réalistes, c’est parce que tout a été - et on le sent très fort - vu et entendu. Pascal Manoukian est reporter de guerre.  


La vie aveugle de Loïc MERLE aux éditions Actes Sud, 15 euros.

Vincent Van Gogh a réalisé un autoportrait (destiné à  Gauguin) en 1888 où il s’est représenté en Geisha d’un vert dit Veronese. Ce tableau, parmi beaucoup d’autres, est frappé en 1937 du sceau d’art dit dégénéré par le régime nazi. Une exposition est organisée à travers l’Allemagne histoire que le peuple puisse rire ce cet art où furent rassemblés des Picasso, des Matisse, des Gauguin et  aussi des Dix, des Kokoschka, des Grosz…


Bien sûr il y eu pillage, Goebbels et Goering en furent mais lors de cette exposition itinérante qui dura quelques années on y adjoint  une peinture venue d’Heidelberg, ville des montagnes où des malades mentaux exerçaient leur talent. 

C’est donc à Heidelberg que le narrateur de Loïc Merle part à la rencontre d’un certain Auguste Strahl, peintre riche et célébré mais artistiquement raté. C’est avec lui que s’élabore l’histoire d’Heidelberg qui en 2017 se révèle encore comme une ville étrange toujours dotée d’un de ces amphithéâtres colossaux qui servirent à la propagande nazie.


Vierge d’Amélie LUCAS-GARY aux éditions Seuil, 17 euros.

Vierge doit être lu comme un conte moderne parce qu’il montre d’une certaine manière les affres de notre époque. Il faut entrer dans le conte car il nous est dit, dès son début, que nous allons entendre comment notre narratrice a vu le jour. Elle nous raconte sa légende « comme elle l’entend ». 

Cette légende veut que tout commence à saint-Denis là où l’on enterrait les rois et là où Louis IX débuta sa croisade. L’histoire, racontée depuis un bateau qui vogue à l’infini, est une cascade d’évènements concernant en premier la vie d’Emanuelle, jeune vierge mère de notre conteuse et à qui l’on a annoncé qu’elle attendait un enfant. Mais qui est le père puisqu’elle est vierge? Quel miracle a permit cela? 

Pour résoudre cette énigme, ce dilemme, cette angoisse, Emmanuelle délaisse Jonathan son amoureux  et s’en va dans les confins d’une contrée à la rencontre de personnages susceptibles de la révéler à elle-même telle Alice au pays des merveilles.  

Un nouvel œuf à la maison

Mais c'est MOI ton bébé !, par Debi Gliori et Alison Brown, au éditions Gautier Languereau, 12€

Grande nouvelle : Maman Hibou a pondu un œuf ! Elle s'empresse de le présenter à Petit Hibou pour lui annoncer qu'il y aura bientôt un nouveau bébé, un nouveau petit hibou ! 
Non, non et non ! Notre jeune oiseau n'en veut pas ! Hors de question qu'un autre petit hibou vienne prendre sa place auprès de maman ! Celle-ci, pour le rassurer, imagine ce qui pourrait sortir de ce bel objet ovale. Un ver de terre ? Un pingouin ? Non ! le premier se tortille partout, et le deuxième mange du poisson, quelle horreur ! Un oeuf en chocolat, alors ? Bof, il fond dès qu'on lui fait un câlin, c'est un peu décevant. Mais puisque l'œuf est si froid... peut-être est-ce un crocodile ? Encore moins ! Il va manger Petit Hibou ! Lui, ce qui lui plairait, ce serait un bébé éléphant... ou un bébé dragon ! Il pourrait jouer avec son nouveau frère toute la journée ! Seulement cette idée ne plaît pas vraiment à maman... pas plus que celle de voir éclore un bébé princesse torti-choco-pingou-croco-phant-drag-hibou ! 
Et si, au final, un petit hibou suffisait ? A une condition : Petit Hibou doit passer au grade de Grand Hibou (d'amour) !

Après Je t'aimerai toujours, Debi Gliori nous livre un album aussi adorable que le précédent, plein d'humour et de tendresse pour préparer l'arrivée d'un bébé dans la famille.

samedi 8 avril 2017

Repérages sur la Plage aux Ecrivains (épisode 1)


Aujourd'hui commence notre découverte de quelques auteurs présents les 13 et 14 mai sur la Plage aux Ecrivains*. Des livres aux orientations souvent très diverses. Mais n'est-ce pas ce qui fait tout l’intérêt voire le charme de la Plage aux Ecrivains? 
Cette semaine nous vous présentons les romans de Xabi MOLIA, Guillaume LE TOUZE et Catherine LOCANDRO.


Les premiers de Xabi MOLIA aux éditions du Seuil, 19 euros.

Xabi MOLIA  a ravi les critiques de l’automne en se saisissant d’un sujet rarement ou jamais vu en France. 
Imaginez, imaginez bien fort qu’un 19 janvier apparaisse au grand jour une pléiade de super-héros français. Ils vont révolutionner le statut d'un pays qui n’avait rien vu d’aussi beau depuis la victoire de son équipe de foot en 1998.  
Tous les maux d’envergure sont dès lors contrecarrés avec une aisance déconcertante - le terrorisme en premier. Les États-Unis sont jaloux. Divers témoins analysent la psychologie de ces êtres humains pourvus du jour au lendemain de super-pouvoirs dignes de Superman, Batman, Spiderman and co. Ils collaborent volontiers avec le gouvernement mais tiendront-ils le coup ?  
On pense beaucoup à Philip K. Dick dans ce traitement d'un futur plutôt proche. Xabi Molia, lui, attend un 19 janvier…


La mort du taxidermiste de Guillaume LE TOUZE aux éditions Actes Sud, 18 euros.

 Guillaume LE TOUZE commence son livre par un voyage en Corse qui s’éloigne des images touristiques habituelles. Le village que rejoint une certaine Marianne est encore touché par l’hiver, il parait délaissé. Marianne est la fille du taxidermiste. Elle vient se ressourcer, s’isoler dans la maison de son enfance. Peu de gens se souviennent d’elle. 
Pourtant, le roman de Guillaume Le Touze repose pour l'essentiel sur le thème des origines, sur l’identité et le prénom que le taxidermiste, un jour, a accepté de modifier, de transformer, de franciser. 
En effet, Bernard, aujourd'hui touché par une maladie incurable s'est dépossédé de son prénom véritable. Son fils, Antoine a toujours voulu reprendre le flambeau au contraire de Marianne, plus rebelle, qui n’accepte pas la fin prochaine de son père car, dit- elle, elle a encore beaucoup à parler avec son père.  
C’est avec une belle maîtrise que Guillaume Le Touze compose son histoire à l'instar du regard émouvant d’une girafe ou de l’effet saisissant d’un oiseau figé en plein vol. Des instantanés pour l’éternité propres à l’art du taxidermiste. 

Pour que rien ne s'efface de Catherine LOCANDRO aux éditions Héloise d'Ormesson, 18 euros.

Lila est l’héroïne du roman de Catherine LOCANDRO. Elle a été retrouvée morte dans son appartement. Celui qui est venu emporter son corps dans la nuit après que la police l’ait appelé est thanatopracteur. Il reconnait aussitôt celle qui fut l’héroïne de La chambre obscure, une adaptation d’un roman de Vladimir Nabokov. Le film fut, à la fin des années soixante, présenté à Cannes et fut un succès grâce à Lila, cette lumineuse jeune femme de dix-sept ans qui a gravé son visage dans la mémoire des cinéphiles. 
Mais cette gloire fut éphémère, la carrière de Lila capota quelques années plus tard à Hollywood où elle vint s’installer avec le réalisateur de La chambre obscure devenu son mari et le père de ses enfants.
Le thanatopracteur mène discrètement l'enquête sur les circonstances de la mort de Lila. En filigrane apparaît tout un univers cinématographique constitué de beaux personnages engoncés dans les décors grisâtres parisiens ou au bord d’une piscine sous le soleil californien. 


* Liste complète des auteurs: Pierre Adrian, Jean-Luc Aubarbier, Christophe Barbier, Aurélien Belanger, Guy Boley, Françoise Bourdin, Françoise  Bourdon, Geneviève Brisac, Arnaud Cathrine, Sandrine Collette, Charles Daney, Sophie Davant, Jean-Louis Debré, Didier Decoin, Julien Decoin, Patrice Duhamel, Jeanne Faivre d'Arcier, Marc Jolivet, Guillaume Le Touze, Rebecca Lighieri, Catherine Locandro, Amélie Lucas-Gary, Georges Malbrunot, Pascal Manoukian, Isabelle Mergault, Loïc Merle, Xavier Molia, Raymond Poulidor, Jean-Christophe Ruffin, Philippe Torreton.





Ana Sanchez-Ortiz en dédicace à la librairie!

Ana Sanchez-Ortiz

viendra dédicacer son livre à la librairie
Le Livre des Destins Tome 1 Le don de la nature
paru aux éditions Amalthée

SAMEDI 15 AVRIL
 de 10h30 à 12h00 et de 14h30 à 18h00


Dans un esprit d'héroïc fantasy, Ana Sanchez Ortiz, jeune auteure du Bassin d'Arcachon, nous entraîne à la suite de Yava, un elfe de quinze ans banni de son village à la suite de la mort de sa mère, décès dû à une étrange maladie dont il est, à tort, reconnu coupable. Le voilà sur les routes où son destin va basculer. Au fil des rencontres, il en apprendra davantage sur un mystérieux et machiavélique seigneur des morts : l'empereur des Songes. Celui-ci rassemble une armée de démons afin de conquérir l'Ilutréal, l'immense royaume qui comprend à la fois le royaume natal de Yava et celui des hommes...

Pour en découvrir plus sur Ana et le destin de son livre: Page Facebook d'Ana

Encore cette histoire ?!

Le vaillant petit livre, par Juliette Bailly, chez Oskar éditeur, 9,95€

L'histoire du soir est un moment très important pour l'enfant, et ce ne sont pas les parents de Charlie qui vont dire le contraire !
Seulement voilà, lorsque l'on raconte tous les soirs la même histoire... ça devient lassant ! Maman ne supporte plus ce livre et sa réplique récurrente "Je vais te manger le bout du nez !". Papa en a assez de ce grand monstre qui clame, ce soir encore, "Je vais te manger le bout du nez !", et qui le redira demain encore !

C'est décidé : les parents de Charlie vont se débarrasser du livre. Hop, le livre est in extremis placé dans une cachette secrète... mais réapparaît le soir même sur le lit du garçon ! Dimanche, la famille va se promener en forêt, et le livre glisse malencontreusement du sac... pour se retrouver à nouveau entre les mains de l'enfant ! Et même un peu sale, on peut encore le lire. Alors les supercheries s'accélèrent : l'ouvrage tombe dans la machine à laver, dans la poubelle, passe sous la tondeuse à gazon... Sans succès !
C'est un échec complet pour les parents... jusqu'au jour où ils trouvent Charlie dans son lit... en train de lire, tout seul ! Le grand monstre y serait-il pour quelque chose ?


Un beau clin d’œil aux parents qui n'en finissent plus de raconter encore et toujours la même histoire chaque jour 
et qui ne connaissent pas encore La Librairie Générale où ils pourraient être conseillés pour trouver de nouvelles et belles histoires... ;) !

Discussion autour des livres et du métier de libraire

Les hasards du calendrier font que le Lundi 10 et le Mardi 11 Avril, les livres et le métier de libraire seront à à l'honneur en la personne bien connue chez nous de l'ancien libraire de La Librairie Générale: Jean-Claude Duqueyroix! Retrouvez-le:

LUNDI 10 AVRIL à 15h00 
au Palais des Congrès, entrée gratuite
L'UTLARC invite
Jean-Claude Duqueyroix
ancien gérant de La Librairie Générale d'Arcachon
ancien président de la Fédération des associations régionales de libraires indépendants
pour une présentation du métier de libraire
"De Gutenberg à l'édition numérique: mémoire d'un libraire"
Avant même l'invention de l'imprimerie, 
le livre a été un élément moteur de la plupart des civilisations. 
Comment son marché a-t-il évolué? Quel est l'avenir des librairies indépendantes?


Café des Prévoyants de l'Avenir avant 1924, 
date à laquelle La Librairie Générale est venue s'installer.

MARDI 11 AVRIL de 10h00 à 12h00 
CLUB LECTURE à la BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE 
(cours Tartas), ouvert à tous
Rencontre animée par Jean-Claude Duqueyroix.
Coups de coeur, actualités littéraires, envies du moment, 
la discussion autour des livres sera engagée en toute convivilaité!






samedi 1 avril 2017

La terre qui les sépare d'Isham MATAR

La terre qui les sépare d'Isham MATAR aux éditions Gallimard, 22,50 euros.

 Isham Matar a reçu au début de l'année 2017 le prix du Livre Etranger, un prix ouvert sur les autres cultures, sur l'ailleurs, le lointain... En 2011 nous avions tous les yeux grands ouverts sur ce qui se passait en Libye qui, après la Tunisie, avait enclenché sa propre révolution et mis à bas le régime de son dictateur Khadafi. Quelque part, à Benghazi, Hisham Matar revenait dans son pays, retrouvait quelques uns de ses oncles, tantes, cousins, neveux... Il pénétrait une terre qui lui était interdite depuis un nombre considérable d'années. Il avait pris le risque de retrouver son pays dès que cela fut possible pour comprendre et connaître toute l'histoire de la disparition de son père, kidnappé en Egypte et emprisonné en Libye en tant qu'opposant, torturé sans aucun doute et sûrement mort sans que quiconque ne sache ni comment, ni quand. 

Isham Matar avait dix-neuf ans lorsque son père disparut. Il évoque dans ce livre les années de clandestinité en Angleterre et en Egypte, les drôles de rendez-vous que lui fixait son père en Suisse pour tromper les espions libyens, les consignes sévères qu'on lui fixait lorsqu'il étudiait en Angleterre et qui lui interdisaient de révéler sa nationalité. Isham Matar adorait son père qui fut un héros, conscient dès le début de la dangerosité de Khadafi. Outre l'inestimable document que les pages de ce livre nous procurent quant à l'histoire libyenne, il y a par-dessus ça, une sublime évocation de la culture  de ce pays, de son essence même, de ses couleurs et de ses odeurs, de sa population admirable. La terre qui les sépare procure un immense sentiment d'amour conjugué avec une douleur quasi indicible qui hante la mémoire d'un fils envers son père. Hisham Matar hisse son livre à hauteur d'un monumental exercice sur l'histoire de son pays accompagné d'un hommage intellectuel et d'une pudeur inouïe envers un homme irremplaçable qui s’appelait Jaballa Matar.

Deux soeurs, un seul rêve : l'Opéra de Paris

 
Les 7 et 8 avril, on fait la part belle 
à la bande dessinée ! 

Chaque année, depuis maintenant cinq ans, les éditeurs de BD se réunissent autour d'un évènement à visée sociale : la vente des albums concernés par l'opération permet de faire un don de 50 000 BD aux écoles, collèges et hôpitaux. 
Et pour vous, lecteurs, c'est l'occasion de redécouvrir des séries en cours, d'actualités ou parfois qu'on a mises de côté, avec le 1er tome à 1€!

12 BD et mangas à 1€* sont à découvrir pour l'occasion :  


 * Offre valable les 7 et 8 avril 2017 dans la limite des stocks disponibles


Pour patienter jusqu'au 7 avril, place à un coup de cœur en BD jeunesse...  qui ne sera pas dans l'opération mais qui n'en vaut pas moins le détour !

Emma et Capucine - T.1 : Un rêve pour trois, par Jérôme Hamon et Lena Sayaphoum, chez Dargaud, 9,99€

Emma et Capucine sont deux sœurs très proches, voire fusionnelles, et toutes deux partagent un seul et même rêve : intégrer l'école de danse de l'Opéra de Paris.
Poussées par leur mère, elles évoluent ensemble depuis leur plus jeune âge et ont atteint un niveau d'excellence, seulement le jour du concours d'entrée, seule Capucine est reçue...
Emma n'est pas refusée pour son talent, bien au contraire : elle danse très bien, seulement elle propose une prestation beaucoup trop "personnelle", pas assez classique et rigoureuse pour l'Opéra de Paris.
Une autre voie s'ouvre devant Emma, peut-être dans d'autres univers musicaux, ce qui lui permet de reconsidérer son rêve, voire même son parcours de danseuse. Pourtant, Capucine ne voit pas les gens sous le même angle : elle ne peut concevoir d'évoluer à Paris sans sa sœur à ses côtés...

Outre cette belle relation fraternelle, c'est aussi toute la sphère familiale des championnes qui transparaît. Leur mère partage leur rêve et souhaite les voir devenir danseuses étoiles. C'est elle-même, également bonne danseuse, qui les entraîne et les encourage, voire les pousse à continuer. De l'autre côté se présente une figure paternelle beaucoup plus conciliante qui ne souhaite qu'une chose : le bonheur de ses filles, quel que soit leur parcours. Un dialogue s'ouvre alors dans la famille quant au devenir des deux filles.


Servie avec des dessins très fins, réalistes et aux couleurs chatoyantes, cette bande dessinée saura à coup sûr toucher le cœur de nos jeunes lectrices. Bien plus qu'une histoire de deux jeunes filles, c'est un touchant portrait de famille qui s'ouvre à nous.